Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]
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 Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]

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Mikain Flawn
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MessageSujet: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Sam 6 Déc - 21:50

La journée d'aujourd'hui, et les jours à prévoir étaient bien différents des journées que Mikain avait prit l'habitude d'avoir. Tout d'abord, il s'agissait d'une de ces journées où son rôle de domestique était remplacé par des devoirs envers un autre organisme, généralement l'armée ou l'église. Et ces jours à venir allaient donc être consacrés à l'Akthai pour cette fois.
En raison de ses antécédents et services rendus, Mikain était en effet souvent appelé à servir l'arme au poing pour une cause dont il se foutait désespérément en réalité. Tant qu'il revenait au domaine Din à la fin de la requête pour laquelle il était appelé, il n'avait que faire de ce qu'il pouvait recevoir comme ordre ; qu'il s'agisse de tuer, capturer, intimider ou autre, seul lui importait de servir les Din. Bon, il ne fallait tout de même pas le trop le prendre pour le premier larbin de pacotille venu, sa lame ayant tendance à s'enfoncer assez rapidement lorsqu'on le cherchait un peu trop.
Ce matin là, le jeune homme avait donc troqué sa tenue de majordome contre un de ces ignobles uniformes dont on les affublait pour aller "servir le pays" comme ils disaient. Se rendant donc à Salinca où il avait été convoqué, il prit rapidement ses ordres sans demander son reste. Il ne suivit pas les autres soldats qui se rendaient autre part, mais prit la direction d'un des quartier de commandement où on l'avait demander.
De ce que lui disait le supérieur, de 40 ans son cadet pour information ce qui le faisait toujours rire, on l'envoyait se joindre à un groupe de chasseur au pied du volcan se trouvant entre Salinca et Kahl. Il repassa donc par les vestiaires militaires et entreprit de demander une tenue plus adaptée à l'environnement qu'il allait devoir côtoyer. Une fois mieux vêtu, horrible couleur que cet orange, il sauta donc dans le premier véhicule mit à sa disposition et se retrouva sur les lieux à une heure assez peu avancée de la matinée.

D'un coup d'oeil rapide, il pouvait dire que personne ne semblait encore être arrivé avant lui, à moins qu'ils ne se trouvent de l'autre coté du volcan. Mais le corps de chasse dépendant de Silinca, il aurait été bête qu'ils arrivent d'une autre provenance que la sienne. Certes, il aurait également pu demander si ils étaient déjà arrivés ou s'il arrivaient plus tard, mais la seule chose qui importait pour lui était de vite être sur les lieux, de chasser ce qu'il y avait à chasser, et de rentrer au manoir un fois tout cela terminé.
Son affectation était d'ailleurs des plus étranges, car on lui demandait de donner un coup de main à des chasseurs sans même lui mettre ce qu'il allait devoir chasser. Peut être même que les personnes avec qui il allait être ne le savaient même pas elles même... ?
Enfin, il secoua la tête pour se débarrasser de toutes les pensées inutiles et superflues et chercha un rocher sur lequel il pourrait s'asseoir et s'appuyer. Une fois cela fait, il posa son paquetage à faire, fit un bilan rapide de ce qu'il contenait et vérifia également que le second sac qu'il avait amener contenait bien les armes qu'il avait fait amener avec lui depuis le manoir.
Sortant une lame bleutée de ce même sac, il y récupéra également un aiguisoir et entama ainsi une activité pour s'occuper en attendant les personnes pour qui il avait été appelé aujourd'hui...
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Akhtai
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Lutèce Syl'Hargash
Akhtai
MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 7 Déc - 23:11

« Allez, bande de ramolli de la prostate, on se réveille ! »

Munie ainsi d’une casserole et d’une cuillère, Lutèce ne paye pas de mine. Si l’on observe de loin la scène, il est presque impossible de supposer qu’elle soit la supérieure de tous les joyeux lurons qui commencent à râler en sortant de leur tente. Décoiffés, bougons, les redoutables chasseurs de monstres de l’Akthai ne font guère plus que ronchonner aussi bruyamment que la demoiselle aux cheveux bleus ne tape sur sa casserole. Mieux encore, une petite partie d’entre eux, rodée à l’exercice, s’élance à sa poursuite pour faire cesser ce tonitruant et désagréable réveil matin. Mais, visiblement fort peu encline à se prêter au jeu, elle les gratifie d’un coup de casserole dans le vide pour tout avertissement.

« Bougez-vous, on a besoin de nous au volcan. Et n’oubliez pas l’écharpe, nous serons… accompagnés. »

Haussant les épaules, la plupart des chasseurs se dispersent vers le réfectoire et l’autre s’empara de son matériel de bain. Satisfaite, Lutèce balance son instrument improvisé à un des petits chiens sauvages qui rodent près du campement et retourne à l’intérieur de sa propre tente pour y faire son paquetage. Perdus dans les plaines proches de Nalisis, encore veillés par le soleil timide de la matinée, ils avaient un long chemin à faire pour se déplacer jusqu’au volcan. Et ils avaient encore plus de temps à utiliser pour planter le camp principal et s’équiper pour la chasse. C’est cette suite de petites nécessités, extrêmement chronophage, qui avait poussé la jeune femme à s’éveiller en pleine nuit pour s’enquérir de l’état des chevaux avant de finalement décider de les laisser dormir ses troupes un peu plus longtemps, quitte à prendre du retard. Emballant tranquillement ses cartes et lettres d’informations, elle écoute ses camarades se houspiller. Ce tintamarre, complice, la fait sourire. Finalement prête, elle franchit l’entrée de sa tente et fait signe aux éclaireurs qui l’attendent. Sans un mot, ils laissent l’autre partie du campement se charger du transport de matériel et s’éloigne à bride abattue, emmenant la chaleur du jour dans leur sillage.

*

Quand les cavaliers touchent pieds à terre, la matinée est déjà bien entamée. Ils n’avaient pas eu trop de soucis en route mais cela chagrinait Lutèce d’avoir peut être fait attendre un groupe de mercenaire aussi longtemps. Le lieu de rendez-vous n’était plus très loin et elle fut surprise de n’y apercevoir qu’une seule personne. Bien que son courrier n’est jamais mentionné le nombre d’entre eux, elle s’était attendue à plus d’effort de la part de sa ville natale pour la chasse d’un rougeoyeur de pierre. La Syl’Hargash ne peut que lâcher un soupir et s’approcher prudemment de l’homme qui aiguisait son arme. Elle ne réussit pas, cependant, à se persuader de sourire quand elle se penche face à lui pour observer son arme.

« Voilà une bien belle arme, Messire. »

Elle se relève, attend patiemment que son interlocuteur croise son regard pour reprendre. Brun, plus grand qu’elle a vu d’œil, il semble presque ennuyé par la situation. Son air concentré avait disparu lorsqu’il avait cessé de polir l’étrange lame bleutée. Lutèce crut presque percevoir un instant de perplexité dans son regard mais ne put s’y attarder.

« Seriez-vous l’un des mercenaires embauchés pour nous aider ? »

Il s’anime alors qu’elle fait un léger pas en arrière pour libérer l’espace entre eux. Sa voix, dans ténor plutôt riche, trahissait peut être son empressement et aussi sa résolution. Cependant, elle permettait à la chasseresse de faire correspondre son idée à la réalité. C’était sans doute un homme avec un certain sens des responsabilités. La jeune femme l’écoute distraitement répondre en s’attardant sur ses vêtements puis sur ses mains. Elle sourit légèrement en reconnaissant les cals caractéristiques d’un homme sachant manier l’épée.

« Je suis navrée d’avoir du vous faire autant attendre. Je m’appelle Lutèce, enchantée. »

Le raclement de gorge de son aide de camp la détourne brusquement de sa discussion. Un vague sourire s’étire sur son visage lorsqu’il pointe le soleil. La demoiselle passe alors une main dans ses cheveux et se met à réfléchir. Finalement, elle acquiesce lorsqu’il lui montre les montures, laissées un peu à l’écart.  Lutèce attrape alors une carte dans l’une de ses poches et jette un coup d’œil à Mikain.

« Permettez-moi de vous emprunter votre siège. Nimïe et Sven, aujourd’hui je vous laisse vous charger des chevaux en attendant le reste du camp. Il serait sage que le campement se situe hors de la zone de recherche, si on ne veut pas faire fuir le monstre. »

Dépliant la carte, elle pointe un endroit en bordure de celle-ci avant de reprendre.

« Pour le moment, nous sommes ici. Je pense qu’il serait plus rapide de nous disperser en groupe de deux à quatre maximum. Ainsi, nous aurions au mieux dix groupes de trois et un de deux. Pour le moment, l’objectif est de repérer la cible et d’évaluer le danger. Quoi qu’il arrive, ne jouez pas les héros : si j’en crois ce qu’on m’a dit par lettre, il s’agit d’un Rougoyeur de roche. Une seule morsure et tous ce qu’on retrouvera de vous, c’est un cadavre calciné. » Elle inspire longuement avant de refermer la carte et la lancer à une petite blonde qui se tenait à l’écart. « Mikain, je vous accompagnerais. Vous autres, décidez-vous pour les groupes et allez-y. Nimië, je compte sur toi pour surveiller nos mouvements. Si tu as le moindre doute, n’hésite pas à envoyer des renforts. »

Lutèce s’étire lentement  avant d’ajuster son arc et son carquois. Elle vérifie que son poignard coulisse bien dans son fourreau et se débarrasse de sa veste ainsi que de son paquetage, ne gardant qu’un sac de provision, un briquet et une fusée de détresse. La jeune femme se tourne alors vers son coéquipier du jour et sourit légèrement. Elle se rappelle l’avoir aperçu une fois ou deux avec son prédécesseur mais ne se souvient plus exactement quand, sa mémoire lui faisant défaut.

« Vous pouvez laisser le superflus ici, ils le mettront dans ma tente. Normalement, je ne pense pas qu’on est besoin de nourriture mais on ne sait jamais. » La Syl’Hargash sautille quelque peu sur ses pieds et regarde les autres partir avant de reporter son attention sur Mikain. « Par où va-t-on alors ? »

Sans rien ajouter de plus à la réponse du jeune homme, elle hoche la tête et lui emboite le pas. Détendue, les mains dans les poches, elle ne peut s’empêcher de trouver l’air excessivement chaud et maudire l’écharpe couleur orange sombre qu’elle porte autour du cou. Son esprit se détourne alors bien vite de celle-ci et se focalise alors sur autre chose, à savoir ce qui allait bien pouvoir se passer d’excitant aujourd’hui.


Dernière édition par Lutèce Syl'Hargash le Dim 7 Déc - 23:12, édité 1 fois
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Roi de Dena
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Shin An'ji Denaa'ris
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 7 Déc - 23:11

Le membre 'Lutèce Syl'Hargash' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Jeu 11 Déc - 16:29

S'occuper de ses effets personnels était l'une des rares tâches que Mikain pouvait apprécier en dehors de son rôle de domestique. Avec celle ci, on pouvait également compter l'élevage d'oiseaux et le jardinage, mais les personnes au courant de ces faits étaient des plus rares et discrètes, voir quasi-inexistantes. Il avait en effet fait louer une serre à son nom à Kahl, et était l'un des trois détenteurs de la clé des lieux avec le propriétaire et une autre personne s'en occupant en son absence., mais ne ne égarons pas...
La lame qu'il avait entre les mains en tout cas, était l'un de ces effets personnels dont nous parlions à l'instant, il se l'avait faite faire forger après vingt ans de services pour les Din. Prise sur son salaire en grande partie, elle avait été fondue puis moulée à partir d'écailles d'un petit dragon bleuté qu'il avait battu pendant l'une de ses missions auprès de l'Akthai. Nombre de ses armes avaient d'ailleurs une signification pour lui, mais il était vrai aussi qu'il n'attendait toujours qu'une nouvelle rencontre avec une créature mythique pour se forger une nouvelle légende...

Portant l'oreille au loin, la poussière levée au vent l'informa l'arrivée d'un grand groupe en approche, probablement ceux dont il attendait la venue pour les assister dans leur chasse, quelle qu'elle soit. Attendant donc qu'il se rapproche et puise confirmer qu'il s'agissait bien d'eux, il demeura donc sur sa lame afin d'en certifier le tranchant s'il devait venir à l'utiliser pour une raison ou un autre. Le groupe, plutôt imposant, arriva bien assez vite non loin de lui et son ouïe plus que sa vue lui indiqua une présence alors qu'on semblait lui adresser la parole pour complimenter l'apparence de son arme.

Stoppant ses mouvement, les yeux de Mikain se se lèvent pour croiser le regard de biche d'une femme qui cherche apparemment son regard d'une manière ou d'une autre. Et alors que le contact se fait, l'esprit de Mikain se posait déjà en interrogateur quand à ce que cette femme pouvait comprendre de cette lame, la couleur étant certes d'une teinte rare, mais pouvait-elle seulement comprendre comme elle était venue au monde avant de finir entre ses mains ?
Mais peut être était-elle bien plus plus disciplinée que ce que semblait le laisser penser son apparence sauvage après tout. Reposant son matériel à aiguiser dans son sac et rangeant la lame dans son fourreau, l'homme se releva finalement pour faire face à son interlocutrice qui lui demandait s'il était bien l'aide envoyée par Salinca.


-Mikain Flawn, pour vous servir.

Se relevant après s'être incliné comme il le faisait par réflexes depuis qu'il était domestique, son regard se posa de nouveau sur celle lui faisant face. Sans même avoir à poser la question, il ressentait qu'il allait rapidement avoir une réponse à qui elle pouvait bien âtre, simple assistante ou membre plus importante du clan de chasse. Il savait pertinemment que la réponse serait la seconde, elle dégageait une de ces présence qu'ont les leader et les gens sachant de placer au dessus des autres.
Lutèce, du nom dont elle se présentait à lui, semblait même être à la tête de ce groupe de chasseurs. Quand à savoir si elle était celle qui dirigeait le clan entier, ou une simple représentante de l'autorité car le chef n'était pas là, cela n’intéressait pas Mikain qui ne voulait savoir qu'à qui il allait devoir répondre de ses actes durant les heures ou jours à venir, tout dépendait du déroulement de ce qui allait suivre.
Cédant donc son siège de fortune à la demoiselle, il demeura à portée de voix alors qu'elle donnait des instructions claires et précises sans trop s'enfoncer dans des détails pointilleux et inutiles. Un très léger sourire étira les lèvres du jeune homme, peut être qu'il aurait aimer que ses instructeurs soient plus comme elle. A la place de cela, il se tapait des gradés ayant à peine le quart de son âge et qui pensait pouvoir lui apprendre les arts du combat ou de la stratégie...
Toujours était-il qu'à ce qu'il entendait, il allait devoir faire équipe avec la femme en question après avoir apprit qu'il allait devoir chasser un Rougoyeur de roche. Une bien étrange bête que celle ci, il en avait lu quelques notes sur ce sujet, mais n'avait jamais eu l'occasion d'en croiser une, ni de pouvoir en affronter une. Si l'occasion se présentait, il n'hésiterait surement pas à voir ce dont il en retournait se disait-il...

Ouvrant son sac alors que la femme semblait décider à partir dès que possible, Mikain reposant sa lame bleuté pour sortir deux fourreaux plus courts qu'il fixa à sa ceinture. Il s'attacha également un sac empli d'herbes, de bandages et d'onguent, ne savait-on jamais sur quoi ils pourraient tomber ou ce qu'il pourrait leur arriver pour une raison X ou Y. S'étirant légèrement pour se chauffer les muscles, Mikain prit finalement la tête du duo à sa grande surprise. Lui qui était partit pour suivre, il semblait que la femme ne lui laisserait pas en faire à sa guise.


-Je suppose que la première chose à faire serait de trouver un point de vue en hauteur. Il s'agit principalement de la meilleure chose à faire lorsque l'on ne sait rien sur la position de sa cible, mais je suppose que vous devez le savoir mieux que moi après tout.

Entamant donc la marche, Mikain cherchait toujours le point le plus haut qu'ils puisent atteindre pour avoir une vue d'ensemble sur le terrain, même s'il savait qu'il n'y avait qu'un seul point culminant à ce volcan, mais que ce dernier ne donnait pas une connaissance total des lieux.

-Y à t-il d'autres créatures à chasser que ce Rougoyeur ? Je vois mal l'Akthai m'envoyer seule pour une cible unique, quand bien même il s'agit de celle ci...

Quand bien même il s'agissait certes d'un monstre dangereux, les hommes et femmes qui le chassait faisait partis d'un clan dont cela composait toute l’existence. Et lorsqu'on faisait appel à lui, on le faisait rarement en ne demandant que sa personne, hors l'ordre de mission ne donnait que son nom pour acquis. Et n'ayant croiser aucune des personnes avec qui il avait déjà chasser, il espérait que la femme aurait quelques réponses à lui donner.
Se déplaçant de manière féline, quelque chose le dérangeait dans la personne avec qui il était partit. Elle avait bien trop de présence au fur et à mesure qu'il l'observait pour que cela soit ordinaire. Qu'il s'agisse d'un don ou d'autre chose, il se devait de savoir si cela pouvait avoir une conséquence sur sa mission ou si cela pouvait lui nuire...

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Akhtai
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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Ven 12 Déc - 20:56

Lutèce acquiesce en souriant. Son raisonnement est bon, voir même plutôt altruiste sur un volcan. Les terres désolées, déboisées par les coulées de lave interminable et les chutes de cailloux, s’étendaient à perte de vue, sans aucun obstacle qui puisse boucher leur vision si ce n’est peut-être les anciennes racines calcinées.  La jeune fille se mit à détailler pensivement l’arsenal de son camarade. Ses deux épées courtes, décorées sobrement et avec une certaine délicatesse, semblait plus adaptée à la croisée de fer entre soldat qu’au raid de chasse mais elle n’en pipe pas un mot. Elle se contente de marcher légèrement en retrait, les yeux furetant de droite à gauche, à la recherche du plus petit détail anormal dans cette plaine de couleurs mélangées.

« Honnêtement, mes informations sont parcellaires. Je ne peux même pas garantir que cela soit un Rougeoyeur, mais… »  Elle marque une pause en se penchant pour refaire son lacet. Elle sent qu’elle a capté l’attention de son interlocuteur et ne peut s’empêcher de le faire languir un peu. Quand elle reprend, elle se relève enfin. « Mais il est la solution la plus dangereuse de la zone, si on exclue les mythes, bien entendu. »

Elle se mordille la lèvre pensivement en fixant l’horizon derrière Mikain. Elle n’a pas mentionné que le nombre était inconnu. Mais à quoi bon ? Il se méfie déjà, pourquoi l’inquiéter d’avantage que raison ? Elle reprend sa route alors qu’il la dévisage. Lutèce ne réagit tantôt pas, habituée à être le centre de l’attention malgré ses efforts pour être discrète. C’est quand elle se retourne et qu’elle le voit immobile sur le chemin qu’elle fait demi-tour, inquiète.

« Avez-vous vu quelque chose ? »

Clignant des yeux, main sur sa dague, elle est prête à réagir et poursuivre une piste, même imperceptible. Au loin, un sifflement, tantôt long, tantôt court, traverse les terres brûlées. Lutèce ne daigne même pas tourner la tête vers le groupe qui les a aperçus. N’obtenant guère de réponse, elle s’approche de Mikain, tirant sèchement sur son écharpe pour qu’elle se retrouve au creux de ses mains.

« Tu t’es blessé quelque part ? »

Et là, c’est le drame. Son pied se prend dans le tissu orange et elle glisse contre le jeune homme. Déstabilisée, elle saisit au hasard un pan de vêtement pour stopper sa course. Bang. La dague de la demoiselle tombe à terre à côté d’elle, ses flèches sursautent dans leur carquois et leur propriétaire relève les yeux, un peu surprise. Son regard se fixe sur le visage de Mikain avant de dériver vers un des rares buissons survivants la zone. Pas encore tout à fait brulé, mais suffisamment pour faire illusion dans le décor, une partie de ses branches sont cassées. Resserrant inconsciemment ses poings sur sa prise, Lutèce secoue la tête.

« Ce n’était pas vraiment ce que je voulais faire mais… » Elle lâche Mikain en souriant et lui montre sa trouvaille. Elle ne peut s’empêcher d’être amusée quand il arque un sourcil. « Quoi qu’ils aient trouvé, c’est peut-être passé par là. »

La chasseresse observe longuement le sol et finit par lui faire signe de la suivre. Trottinant plus qu’elle ne marche, elle remballe sa dague et attache sa fichue écharpe autour de sa taille.  Montant la colline, elle se penche à nouveau sur le sol en attendant Mikain, qui la suit tranquillement. Elle lui montre la piste, satisfaite d’avoir enfin un indice.

« Je ne suis pas capable de déterminer parfaitement l’espèce mais c’est gros. Beaucoup plus gros que nous. » Lutèce passe sa main dans ses cheveux, cherchant à combler le silence qui s’installe. « Tu ne m’as pas répondu, quelque chose te dérange ? »
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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Ven 12 Déc - 21:53

La chasse avait toujours occuper une partie du temps libre de Mikain, non pas car il aimait les défis que la nature pouvait bien lui opposer, mais car il était souvent à la recherches d'oiseaux rares capables de survivre aux terres hostiles de Heka. Et d'un certaine manière, cela lui servait également dans son travail, car l'Oracle ne pouvant voir ni par elle même, ni via son serviteur, ce dernier utilisait donc ces animaux pour faire les intermédiaires.
Continuant leur ascension, le sommet se rapprochait de plus en plus du duo que formait Lutèce et Mikain alors que le jeune homme attendait une réponse à sa question. Il avait déjà fait la demande particulière d'être le seul demandé pour des tâches de l'armée ou des religieux, mais la plupart du temps car ces derniers avaient besoin de son don pour faire face à un autre. Mais les monstres qui infestaient le pays n'était pas de ce même genre, et quand bien même ils faisaient parfois usage de flamme ou autre, leur attaques étaient purement physiques et atteignaient l'homme au même titre qu'une lame... Toujours était-il qu'un semblant de réponse commençait à se former entre les lèvres de sa partenaire du moment, mais que la suite de la phrase fut laissée en suspens comme si quelque chose venait de détourner son attention.
Se retournant pour savoir ce qu'il en était, il aurait presque pu en tomber sur les fesses tellement il fut déçu qu'elle avait laisser tomber ses explications pour refaire de simples lacets. Soutenant sa tête dans un soupir, il se contente donc de la réponse sur laquelle elle rebondit après avoir attirer son regard. Il devait bien y demeurer quelque chose encore derrière, mais le temps finirait bien par lui donner des réponses...
Reprenant sa marche à la suite de la femme, il se stoppe à peine quelques pas plus loin, ses sens en alerte par rapport à une présence qu'il semble avoir flairer, ressentit, appelez cela comme vous le souhaitez. Le majordome avait une certaine capacité à ressentir cette étrange sensation que quelque chose n'allait pas et qu'il ne pouvait pas y faire quelque chose, un peu comme le fait qu'il parvenait à ressentir l'utilisation de magie non loin de lui alors qu'il était sensé y être totalement immunisé... Toujours était-il que son regard semblait se porter autour de lui alors qu'il cherchait la source de cette sensation qui le dérangeait toujours un petit peu.

Il fut alors rappelé à lui alors qu'il voit soudainement Lutèce rentrer dans son champ de vision d'une manière bien trop étrange pour être naturelle. Un oeil rapide de la scène lui fait alors comprendre la demoiselle est en train de faire une chute directement sur lui après s'être prit les pied dans l'écharpe qu'elle à entre les mains. Tendant ses mains pour la rattraper, cette dernière se saisit également de ce qui lui tombe sous la main pour se rattraper à lui avant de relever la tête pour y croiser son regard.


-Est-ce que vous allez...

Il n'à même pas le temps de finir sa phrase que le regard de Lutèce se perd par dessus l'épaule de celui ci. Etant apparemment tombée sur quelque chose, il garde donc son inquiétude pour lui même puisqu'elle semble se porter à merveille au final, mit à part une partie de ses affaires tombées au sol. Cette dernière lui indique alors un endroit d'un signe de la tête, le jeune homme arquant un sourcil comme pour demander comment il pouvait bien tourner la tête puisqu'elle était fermement agrippée à lui et qu'il ne pouvait pas faire tourner sa tête comme sur un pivot. Sa mimique sembla lui décrocher un sourire amusé alors qu'elle le lâchait alors, lui permettant d'aller voir les buissons en question. Ces derniers n'étaient guère brûlés comme les autres, mais le fait intéressant venait principalement que certaines branches étaient cassées, ce qui signifiait donc le passage d'hommes ou de créatures sur les lieux.
A coté de lui, la chasseuse examinait le sol minutieusement, avant de lui faire signe de le suivre jusqu'à la colline leur faisant face, où ils tombèrent alors sur des traces marquant le sol. Posant ses doigts sur celles çi pour les examiner, Mikain entends alors Lutèce lui poser une question qu'elle semblait déjà lui avoir demander vu le ton qu'elle employait.


-Il y à quelque chose de surnaturel dans l'air. De la magie ou des résidus de celle ci, quelque chose que je n'apprécie que très peu en tout cas. Nous ferions mieux de trouver des indices avant de retourner au camp en tout cas...

Examinant plus profondément les traces, ces dernières n'étaient certainement pas humaines. Comme l'avait supposé la femme, elles avaient du être faites par une créature d'un gabarit des plus imposant vu la profondeur avec laquelle elles avaient marquées les terres brûlées. Toutefois, elles étaient en nombre suffisant pour affirmer qu'il ne devait heureusement pas y avoir plus d'une ou deux créatures au grand maximum.

-Un... ou peut être deux monstres. Reste à savoir si vous préférez que nous allions vérifier cela par nous même ou si vous préférez revenir avec vos compagnons.

La réponse de la femme ne laissant pas le moindre doute quand au déroulement de la suite, Mikain leva les sécurités des fourreaux de ses lames, et détacha les ceintures qui retenaient le bas de sa veste. Il se devait d'avoir un déplacement optimal au cas où les créatures qu'ils allaient filer leur tombaient dessus, et autant dire que son manteau était là pour le protéger de la poussière et de la fraîcheur matinale, par pour combattre le moins du monde ; autant dire qu'il le laisserait tomber sans hésitation s'il le devait.
Devenus bien plus discrets comparés aux début de leur recherches, maintenant devenue une traque, le duo suivait donc les traces de pas sans jamais se perdre grâce à l'expérience et aux indications de Lutèce...
Le temps de trouver la grotte enfouie ne fut pas bien long au final, mais les nombreuses traces de pas s'entremêlant à l'entrée laissaient toutefois penser qu'il pouvait bien y avoir plus de créatures que prévus. L'homme prit l'une de ses dagues, et la fit tourner en l'air entre ses mains, le frisson de la chasse le reprenant. Il n'y avait que peu de choses qui lui faisait d'ailleurs ressentir un plaisir aussi intense que lorsqu'il se trouvait face à quelque chose capable de mettre fin à ses jours, et c'était là une sensation bien différente de celles qu'il pouvait ressentir lorsqu'il travaillait comme domestique ou assistait à des séances religieuses des plus ennuyantes...
Un sourire discret se dessina au coin d'une lèvre.


-Nous sommes partis pour un peu d'exploration ?

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Akhtai
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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 0:24

« De la magie dans l’air… »

Lutèce reste pensive pendant un instant. Nimië et son don ne l’avait jamais réellement interrogée sur leur visibilité magique. Ce qui la fait revenir à Mikain, qui tâchait de déterminer le nombre exact de bête à chasser. A supposer qu’il possède un totem, celui-ci a-t-il un lien avec une détection ? Une insensibilité ? Autre chose de bien plus amusant ? La jeune femme se surprit à vouloir vérifier chacune des hypothèses par elle-même et sur le champ. Si deux d’entre eux n’avait qu’un vague intérêt pour les évènements actuels, le dernier revêtait une tout autre signification pour elle.  Cependant, elle s’évertue à repousser cette pensée avec énergie.
Non Lutèce, ce n’est ni l’endroit, ni l’instant, se murmure-t-elle.
La grotte devant elle happe son attention, l’aidant à bazarder ses propres espoirs et rêves. Encore mieux, Mikain semble s’être animé d’une toute autre lueur. Les yeux de la jeune femme se fixent sur l’arme, dont l’éclat lui éclaire le visage. Que compte-t-il donc faire ainsi ? Inconsciemment, elle referme sa paume sur la garde du poignard. Elle ne lève pas le nez vers son propriétaire et se contente d’observer les ténèbres. Son air enfantin se mue en une réflexion intense, trahissant peut être enfin l’âge réel de la demoiselle. Lentement, elle se mordille la lèvre en resserrant sa prise avant de finalement lâcher Mikain.

« On entre. Mais je t’en prie, range ça, pour l’instant. Nous n’avons pas de raison de les agresser et eux non plus. »

Sa mâchoire se sert. Lutèce ignore s’il acceptera et si ce n’est pas le cas, cela ne la rassure guère. Est-il du genre à foncer droit sur les cibles sans idées plus développée au préalable ? Distraitement, elle se met à fredonner au fur et à mesure qu’elle avance. Une erreur élémentaire de discrétion qu’elle se reproche aussitôt mais elle sait aussi très bien ce que cela traduit. De la tension. Si l’une des hypothétiques raisons pour lesquelles il a senti le passage de Nimië est fondée, utiliser son propre totem serait malvenu. Encore plus vis-à-vis de sa réaction par rapport à celle-ci. Vraiment, voilà qu’un nouveau casse-tête se dresse sur son chemin. Si elle ne craignait pas qu’il soit vecteur de danger, elle aurait presque pu prendre ça pour un défi. Pire même. Elle l’aurait à coup sûr transformé en jeu.

Une main posée sur la paroi de la grotte, Lutèce avance à pas de loup. Elle s’habitue rapidement à la pénombre et doit se morigéner pour ne pas se mettre à courir pour atteindre leur but et anticiper au plus vite les possibilités de Mikain. La confiance lui semble alors bien dure à accorder à quelqu’un d’extérieur au clan, encore plus quand ce quelqu’un présentait la particularité de la priver de son traditionnel pied de danse. L’air humide et le vent la fait frissonner lorsqu’elle débouche sur une cavité plus grande que la précédente. Elle entend son compagnon derrière elle, la faisant à demi-sourire. Il avait des progrès à faire. Avec minutie, elle scrute les lieux en gardant un pan de la scène cachée. Elle espère, à tort, que cela lui permettra de gagner d’éventuelles précieuses minutes. Quand Mikain la rejoint, elle doit se dresser sur la pointe des pieds pour lui souffler ses observations à l’oreille mais elle suspend son mouvement en cours. Elle tourne vivement la tête vers la provenance d’un ronflement sonore. Si sonore qu’un réveil matin aurait fait pâle figure à côté. Lutèce ne peut s’empêcher de pouffer. Finalement, alors qu’elle aurait préféré ne rien allumer pour ne pas se signaler, elle fait tomber son sac sur le sol et farfouille dedans à la recherche d’un briquet. Quelques secondes plus tard, le silex produit un son clair et une flammèche se met à danser entre les doigts de la fille aux cheveux bleus. Elle sent Mikain porter une toute autre attention sur elle, ce qui la fait presque rire. Ce n’est pas la folie, qui l’habite, mais bel et bien l’intérêt envers la créature assoupie. Avec prudence, elle s’approche de celle-ci, son briquet toujours en main, l’autre parfaitement libre. Quand enfin les yeux du monstre s’ouvrent et qu’il s’ébroue en la voyant. Le sifflement menaçant qui répond à son avancée la stoppe net. Sa main libre descend vers le sol et elle se statufie sans quitter sa proie du regard. Finalement, le monstre recule de lui-même et s’enfuit, poursuivi par un soupir de la jeune femme.

« Quel lâche celui-là… »

Eteignant son briquet, elle revient sur ses pas en boudant un peu. Cependant, elle n’avait pas prévu la réaction suivant sa petite aventure. Sa tête n’en fut que plus magnifique par ailleurs…
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 0:24

Le membre 'Lutèce Syl'Hargash' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 1:21

La dague tournant et volant entre ses mains ne semblait pas être au goût de la femme qui interrompt alors ses mouvement comme gênée par ce qu'il faisait. Peut être craignait-elle qu'elle lui échappe des mains, ou alors peut être qu'en temps que chasseuse, elle avait une toute autre façon de voir la traque que celle qu'avait Mikain. Son regard sur la demoiselle qui continue de regarder dans les tréfonds de la grotte sans le lâcher pour autant, et bien qu'il ne la voyait pas directement, elle devait être en pleine réflexion pour un sujet ou un autre.
Ce n'est que lorsqu'elle le relâche qu'il range finalement son arme à sa demande. Enfin, il ne savait même pas l'utilité qu'il aurait compté en faire, puisqu'il l'avait plus prise par réflexe qu'autre chose. De la même manière que certains se tournent les poils de la moustache ou mâchonnent un morceau de plastique, le domestique avait cette manie de devoir s'occuper les mains lorsqu'une émotion ou une autre prenait un peu trop le dessus sur les autres.
Une fois l'arme remise en place, il se met donc à la suite de la demoiselle dans les tréfonds du lieu découvert tandis que cette dernière se met à fredonner étrangement sans une quelconque raison. Car même en tendant l'oreille, Mikain ne parvenait pas à discerner si ses mots avaient une quelconque signification. Peut être était-elle simplement tendue et avait-elle un tic tout comme lui, ou peut être s'agissait-il là d'un art de la chasse dont il n'avait pas connaissance.
Essayant d'avancer discrètement à la suite de cette dernière, l'homme finit par pester contre lui même au bout d'un moment, sa veste traînant au sol faisait certes quelques bruits minimes, mais même le moindre bruit pouvait se révéler dangereux lorsque l'on était en chasse. Il aurait surement mieux fait de la laisser à l'extérieur. Il fallait aussi dire que les assassinats qu'il avait commis et où la rigueur était de mise s'étaient déroulés en intérieur et en ville, non pas dans la nature où le terrain était bien différent.
Leurs pas les conduisent donc le long d'un couleur granuleux jusqu'à une cavités aux dimensions bien plus grande que ce que l'extérieur aurait pu laisser supposer. L'homme n'arrive tout de même pas à en voir toute l'étendue à cause de Lutèce qui lui bouche une partie de la vue en restant dans l'entrée. Celle ci se penche d'ailleurs, ou plutôt se met sur la pointe des pieds pour monter, à son oreille et lui faire part de ce qu'elle à pu voir de son propre point de vue. Les quelques mots tombaient dans son oreille d'un bruit sourd se fait alors entendre non loin d'eux. S'agissait-il d'un son ou d'un grognement de monstres ? Mikain ne sembla pas chercher à en savoir plus et recula d'un demi pas avant de sortir à nouveau sa dague le long de son bras. Qu'importe de quoi il s'agissait, il préférait encore avoir de quoi parer un coup pouvant lui être mortel en cas d'attaque.
C'est lorsque la chasseuse alluma un feu après avoir fait tomber son sac au sol que Mikain se demande ce qui peut bien lui passer par la tête pour ne pas faire plus attention aux créatures que les bruits engendrées. Mikain commence même à se demander si celle ci est belle et bien une chasseuse comme ceux avec qui il avait déjà fait équipe, celle ci étant bien trop sauvage et téméraire de ce qu'il pouvait en voir depuis qu'il avait commencer avec elle ce matin...
Face à eux, le monstre est heureusement assoupi, mais...


-Lutèce ! Qu'est-ce que...

Etouffant à moitié ses mots pour ne pas réveiller la créature, le domestique ne peut que regarder la femme qui s'en approche comme si de rien était. Etait-elle donc aussi téméraire que cela, ou alors avait-elle une quelconque capacité lui permettant de se jouer du danger comme elle le faisait. L'homme n'avait en tout cas pas eu le temps de finir sa phrase que la créature s'était éveillé comme le laisser penser le regard qu'elle posait sur la femme lui faisant face et qu'elle avait stopper d'un sifflement menaçant. La chasseuse se met alors en position plus proche du sol, mais la créature ne semble pas demander son reste et quitte les lieux tandis que la femme se relève dans un soupir sur les lâches.Revenant vers Mikain, cette dernière semble faire la moue alors que ce dernier conservait son regard braqué dans la direction qu'avait prise la créature pour fuir. Ses lèvres affichent à nouveau ce léger sourire carnassier.

-Même les lâches ont de la famille on dirait...

De la sortie récemment emprunté, la même créature, d'une taille bien supérieure à la précédente, venait à leur rencontre. En trois exemplaires !
L'homme jeta un oeil à la femme à coté de lui, et le sourire qu'elle affiche semble lui donner la réponse à la question qu'il allait lui poser avant même qu'elle ne franchisse le seuil de ses lèvres. Il semblait qu'elle aussi avait ce piment de folie qui prenait parfois Mikain. Sauf que le sien était un peu plus présent dans son être alors que celui du majordome était bien plus enfoui profondément. Et puisque la fuite ne semblait pas la première option qui leur était offert, Mikain ne pouvait que s'en réjouir. Amenant sa main libre à son coup, il laissa tomber son manteau à ses pieds, ses bras nus frissonnant rapidement à cause de la fraîcheur de la grotte. Mais une tenue à même le corps et un pantalon simple lui laisserait bien plus de mouvement et de liberté que ce manteau qu'il portait quelques instants auparavant.


-Je crains de ne pouvoir laisser les femmes d'abord cette fois ci.

Se jetant en avant, il abaissa sa position dans sa course pour laisser moins de place à un possible coup. Classant les ennemis comme dangereux sans même connaître leurs intentions, il préférait être au plus près d'eux au cas où un coup se perdrait dans la foule. Une fois à portée, il glissa rapidement sous l'une des créatures, perdant Lutèce de vue par la même occasion. Mais il n'avait nu l doute qu'elle l'avertirait d'un quelconque danger ou d'une duite à prévoir. N'était-elle pas une experte chasseuse après tout ?

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Akhtai
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 2:06

Lutèce n’eut même pas le temps d’attraper Mikain et dû se contenter de son manteau. Le tissu, épais et lourd, pend de fort belle façon alors que la demoiselle réfléchit à toute vitesse. Son sac, laissé en plan derrière, se retrouve bientôt aplati par l’impact du briquet. La demoiselle s’élance à la suite de son compagnon en jurant, sans pour autant lâcher son vêtement.

« Mikain ! »

Trop tard, il disparait sous le gros monstre le plus proche. L’adrénaline monte en elle comme une flèche. Les monstres remuent à qui mieux mieux à la recherche du mercenaire, ce qui n’est pas pour la rassurer. Elle n’a pas eu le temps de distinguer parfaitement à quoi elle avait affaire. Les écailles n’étaient pas suffisantes à son goût pour être sûre de ce qu’elle affrontait. Arrivée à la hauteur des monstres, elle en entendant un siffler méchamment et elle ne peut s’empêcher de faire la grimace. Mikain a surement du le toucher. Lutèce en bouillonne intérieurement rien que d’y penser, c’est peut-être pour ça que la réplique du cri de l’animal devient un grognement rauque qui fait lever les têtes des trois créatures. La plus proche fait mine de charger la chasseresse, qui s’esquive aussitôt. Rapidement, elle jongle avec les réponses possibles puis lance finalement le manteau en l’air. Saisissant son arc, elle l’empoigne comme un bâton et se met en garde face à la seconde créature.

« A nous deux mon lapin. »

Le souffle saccadé de celui-ci la fait hésiter quelques secondes. Suffisamment pour que l’autre face volteface et réplique. Les écailles, en pics plus ou moins long et plutôt tranchants comme des lames, tracent des traits sombres sur sa jambe, la roulade n’ayant pas été assez rapide. Lutèce fait malgré tout fit de la douleur. Une nouvelle roulade la rapproche de son but initial. Ni une ni deux, elle frappe le nez de la créature avec son arme. Elle croise le regard courroucé de sa cible initiale et murmure juste assez fort pour couvrir le cri de la troisième créature.

« Dors. »

Le monstre tombe à terre, réceptionnant le manteau de Mikain dans le même tenant. Bientôt, un nouveau ronflement de sonneur s’élève en marge de la bataille et permet à Lutèce de se détourner de lui. Elle n’arrive pas à percevoir le second, perdue dans les ténèbres. A tâtons, elle s’approche de la source secondaire de bruit et fixe la créature. Celle-ci, agitée, refuse de nouer le contact, ce qui déplait fortement à la demoiselle. Mais qu’importe, elle persiste et s’approche. Enfin s’approchait. Un doux son de sabot la ramène sur terre et elle pivote vers le casse-pied de service. Elle a peu d’issue en main et c’est non sans mal qu’elle roule au sol, passant à deux doigts d’un sabot colérique qui aurait apprécié lui enfoncer le crâne. Son regard scrute à nouveau la drôle de bestiole qui bataille avec le jeune homme. Celle-ci tremble un peu sur ses jambes mais semble malgré tout bien conscient de ce qui se déroule sous lui.

« Mikain, sors de là ! »

Elle fait mine de se précipiter à son secours mais une autre charge l’en empêche, la forçant à délaisser son arc sur le chemin et surtout à buter contre le dormeur du groupe. Surprise, le cœur battant, elle se relève en position de combat, son ouïe toute tournée vers les mouvements des monstres.

« Mikain ? Toujours là ? »
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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 3:46

En pleine glissade, Mikain essaye d'analyser la créature sous laquelle il est en train de passer. De son point de vue, il ne parvenait à voir que ce qui semblait être des pairs de sabots à la place des leurs membres inférieurs, ainsi que des semblants d'écailles à l'arrière de leur corps. L'un des sabots lui frôla d'ailleurs le coté de la tête, alors qu'il venait de l'esquiver d'une roulade sur le coté avant de se relever d'un bond dans le même mouvement. Sa dague siffla une, puis deux fois dans l'air alors qu'il entaillait légèrement la chair du monstre en question. Après avoir tenter de le piétiner, il n'y avait que peu de chances que ces créatures ait des intentions les plus louable à leur égard.
Ses yeux volants en tout sens dans leurs orbites, Mikain essaye d'avoir le regard de partout alors qu'une des créatures est sortie de son champ de vision. Surement que ces monstres étaient dotés d'une intelligence suffisante pour se dire qu'ils auraient du mal à toucher une cible en se mettant à trois dessus. L'homme se retrouvait tout de même à devoir combattre au final deux créatures dont il n'avait qu'une idée vague de leur apparence globale. Son sourire carnassier revint donc à la charge, couvrant toute ses lèvres cette fois ci, le frisson était plaisait, et il ne comptait pas le moins du monde laisser passer cette sensation des plus rares pour lui.
Amenant sa main au niveau de sa ceinture, il dégaina la seconde lame de son fourreau, prenant l'une de ses positions académiques dont il avait le secret. Formé à bien des arts de combats, il était souvent capables de trouver les bonnes postures pour tirer le meilleur parti de ses talents, et pouvait switcher de l'une à l'autre selon les situations qui se présentaient à lui. Son regard croisant celui des monstres, ses canines commençaient même à ressortir derrière ses lèvres.


-Que la chasse... commence.

Son rythme cardiaque s'accélère petit à petit, son coeur battant toujours plus bruyamment dans sa poitrine, ce même coeur qui était son totem et lui interdisait tout accès à la magie de manière définitive. Tournant entre ses doigts, la lames s’impatientent en même temps que leur propriétaire qui n'attend que le moment de les utiliser contre ses adversaires du moment. Son oreille capte une parole de Lutèce qui semble provoquer le monstre qu'il avait perdu de vue. Comme un signe pour lui, il se jeta donc entre les deux monstres qui semblèrent marquer un temps de réflexion à comment frapper l'homme entre eux deux, ce dernier n'ayant pas ce soucis et tapant des deux cotés de manière simultané avant de revenir d'une pirouette pour abattre ses deux armes sur la même cible. Ce dernier pousse alors un nouveau cri que l'homme ne saurait même pas classifier, mais qui ne devait surement pas faire part d'une douleur puisqu'il n'avait pas sentit ses lames entailler la chair, surement à cause des écailles que les créatures arboraient dans leur dos.
Un grognement sourd retentit toutefois dans le dos du jeune homme, un son identique à celui que le duo avait entendu lorsqu'il était entré dans la grotte, mit à part que celui ci était d'un son bien plus imposant que le précédent. Il s'agissait d'un... ronflement ?
Mikain n'en croyait pas ses oreilles, il semblait bel et bien que la silhouette qu'il voyait au loin était belle et bien au sol et... ronflait. Oui, la créature dormait alors qu'il y à quelque instants encore elle était debout sur ses sabots et semblait bien déterminée à se battre contre eux. La femme possédait-elle donc un don de sommeil, il n'y avait qu'une solution comme celle ci pour expliquer une situation des plus improbables comme celle qu'il voyait légèrement maintenant que ses yeux s'habituait un peu plus à l'éclairage actuel.
La situation sembla d'ailleurs perturber l'une des créatures contre qui Mikain se battait, puisque cette dernière se retourna alors en direction de Lutèce. L'homme voulu la héler pour la ramener vers lui, mais un coup féroce l'accueillit en pleine poitrine, lui faisant voir une myriade d'étoiles dans les yeux et brouillant sa vue un moment. Il pria sa bonne étoile de s'être entraîné comme pas deux aux arts du combat, car un homme lambda aurait surement été plié en deux sans espoir d'en réchapper indemne... Ignorant donc la créature partie, il ramena toute son attention sur celle lui faisant face.
Ses lames volaient devant lui, alors que sa vue revenait petit à petit. A défaut de parvenir à toucher la créature de manière propre, il évitait au moins de nouveaux coups de la part de celle ci. Lorsque sa vue revint à la normale, son ouïe lui indiqua également que la femme venait dans sa direction, en l'appelant comme s'il semblait avoir un problème quelconque. Il estimait donc qu'elle avait également du se débarrasser de la seconde créature, en grande chasseuse qu'elle était. Il distincte alors sa silhouette se rapprochant de sa position petit à petit, mais en aperçoit alors également une seconde qui charge à une vitesse bien plus importante lui fonçant dessus. Presque instinctivement, son rôle de domestique prend le dessus sur celui du chasseur actuel...


-Attention !

Dans un mouvement, Mikain plante sa lame dans le flanc de la créature, entre deux écailles de celle ci. Puis tirant sur cette dernière, il se sert alors de l'impulsion qu'il créer pour se jeter sur Lutèce et l'attraper entre ses bras avant de se retourner et de prendre le coup de charge de la créature qu'elle semblait ne pas avoir mit à terre au final. L'impact se fait violence pour le jeune homme qui se prend la masse directement, suivit du vol plané sur quelques mètres qui lui fait s'ouvrir le dos sur quelques cailloux pointus de la paroi...
Sentant son dos le lâcher, l'homme parvient tout de même à faire en sorte que son esprit reste ancré dans son corps. La femme entre ses bras ne semble pas être blessée plus que de raison, ou tout du moins beaucoup moins que lui en tout cas. Pour sa part, il sent déjà le sang chaud qui est le sien lui couler le long du dos pour finir en gouttes à ses pieds. En face de lui, les deux créatures encore debout s'avancent petit à petit à pas rassurés, certaines d'une victoire facile maintenant qu'une de leur proie est affaiblie.
L'homme arrive tout de même à tirer un sourire amusé alors qu'il pose à moitié son regard sur la femme.


-Je suppose... que ça suffira... pour de la reconnaissance... non ?

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Akhtai
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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 11:37

Le temps se déforme. Lutèce pivote instinctivement sur le côté pour faire face à la bête. Echauffée et pleinement apte à se concentrer, elle rassemble sa volonté dans son pouvoir. Son adversaire ne démord pas et elle non plus. Elle serait restée parfaitement immobile à le fixer si Mikain n’était pas surgi de nulle part. D’un côté, elle se félicitait qu’il aille bien et de l’autre, elle ne savait pas comment accueillir ce contact. Cachée dans ses bras, elle ne peut que regretter le laps de temps infime qui la séparait de sa prise de pouvoir. Ils roulèrent tous deux, après avoir heurté la paroi rocheuse, jusqu’à ce qu’enfin il la libère. Sans perdre un instant, Lutèce se met entre lui et les deux monstres en sifflant. Elle n’a plus le droit à l’erreur cette fois. Sa main se tend vers son sac, toujours posé sur le sol, tout prêt, et saisit le briquet. Sa main libre attrape le limitateur et en fait sauter la sureté. Une flamme surgit, illuminant la scène un court instant avant de s’envoler dans les airs, lancé par une chasseuse plus déterminée que jamais. Un éclair bleuté se positionne face au premier et se campe à quatre pattes face à lui. Son sifflement se modifie imperceptiblement lorsque la bête marque une première hésitation. Puis lentement, la demoiselle avance et gagne du terrain en faisant reculer sa proie jusqu’à ce qu’elle heurte la seconde.

Faisant fi de l’attention vacillante de Mikain portée sur elle, elle profite que son briquet se vide à une allure folle pour utiliser la scène à son avantage. La créature continue à forcer sa camarade à reculer pour se protéger de ses écailles tranchantes, reculant pas à pas vers l’endroit d’où elles venaient. La sueur se met à perler sur le front de Lutèce au fur et à mesure. Soutenir ses regards lui coûte beaucoup mais elle n’a pas le choix. Pas à pas, les trois êtres s’approchent de la cavité d’où étaient sortis les gros lézards. La Syl’Hargash tire brusquement sur son col en sentant la chaleur de son tatouage lui brûler le dos. Encore un peu, juste un tout petit peu… Le monstre piégé pousse un sifflement de détresse et enfin la demoiselle lâche prise sur le second. S’accroupissant, elle s’approche de l’animal et caresse doucement sa tête. Lorsque le briquet consume la dernière parcelle de carburant, la scène s’éteint. Seul subsiste la voix de la jeune femme, tout juste assez forte pour être audible mais pas assez pour être compréhensible. Dans le silence, deux sifflements se déclare en décalé avant de finalement disparaitre dans le conduit. Lutèce se laisse alors tomber à genoux, l’arme de Mikain en main alors que celle encore libre tire sur l’attache de son vêtement. Cette fois-ci, la pénombre lui rend un fier service. Son croc, libéré du tissu, tinte dans cette ambiance morte et lourde comme une note en contre-mesure. Le soupir de sa propriétaire traduit sans peine son soulagement.

Le cœur léger, elle accourt vers Mikain en veillant à faire le moins de bruit possible pour ne pas s’attirer les foudres du ronfleur de la bande. D’un mouvement sec, elle tire le manteau sur son passage et poursuit sa route. Lorsqu’elle est enfin à son chevet, elle jette le vêtement sur le sol et posé délicatement l’arme dessus. Les gestes sûrs, Lutèce palpe le jeune homme avec une certaine fébrilité avant de s’arrêter à la limite de ses plaies, grâce à la poigne du blessé. Elle ne peut s’empêcher de grincer des dents en réfléchissant avec de finalement chercher à l’aveuglette un second briquet et une torche. Tant pis pour la discrétion. Le bâton flambe quelques minutes plus tard, éclairant la scène en vacillant. Le grincement de dent devient grimace.

« Très honnêtement, c’est moche. J’espère que tes onguents sont efficaces parce que le doc’ doit être encore à une poignée de kilomètre du volcan avec le gros du matériel. » Lutèce lui tourne le dos quelques secondes pour attraper les pots et les bandages du jeune homme. « Mikain, pourrais-tu me regarder dans les yeux ? »

Lentement, la jeune femme approche son visage du sien. Sans le quitter, elle ouvre un premier pot et se muni de son contenu. Elle voit vaguement le jeune homme se retenir de grimacer lorsque sa main étale la pommade. La chasseuse cligne des yeux et se mord la lèvre avant de mener la première partie à son terme. Sans se préoccuper des longues bandes de tissu, elle concentre toute son attention sur Mikain avec un sourire crispé.

« Repose toi. »

Sans s’attarder plus que raison, elle commence à installer de quoi maintenir le cicatrisant sur les plaies. La torche, proche, lui donne chaud malgré l’air humide de la caverne. Mieux encore, elle éclaire le visage concentré de la cadette qui prend soin de son ainé. Lentement, se fiant à la respiration de Mikain, elle range le matériel et repousse les sacs à l’écart. Sa main propre ébouriffe les cheveux de son compagnon tandis qu’elle se glisse dans son dos. Soulevant délicatement sa tête, elle la pose sur ses genoux et attend patiemment qu’il reprenne conscience quand elle remarque qu’il est toujours éveillé. Se penchant au-dessus de lui, elle le regarde avec une expression curieuse. Si Mikain posait la main sur sa poitrine, il remarquerait que celui-ci battait plus fort, non pas pour compenser l’effort qu’elle venait de fait bien d’une certaine excitation. Les questions se succèdent dans l’esprit de la jeune femme mais elle finit par en choisir une et une seule, beaucoup plus approprié qu’un interrogatoire minutieux pour comprendre ce qui lui donnait espoir.

« Déjà debout ? »
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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 14 Déc - 14:36

Les douleurs corporelles était quelque chose avec quoi Mikain avait grandit durant une très longue partie de son enfance, de sa période adulte et encore même parfois aujourd'hui pour tout dire. Pour les personnes à qui il était sensé obéir, il n'y avait que cette solution pour essayer de pénétrer son esprit immuable et infranchissable.
Autant dire que la douleur qu'il ressentait dans le dos n'en était qu'une parmis bien des milliers, et que quand bien même son corps hurlait de douleur, il parvenait à la faire taire grâce à son esprit des plus affûtés. Bien entendu, sa vue ne lui obéissait pas? tout comme son corps qu'il ne maintenait debout qu'en s'appuyant sur le mur derrière lui. De ce qu'il parvenait à percevoir, la luminosité dans la grotte avait prit une ampleur bien plus importante que précédemment, surement que Lutèce avait du retirer le limiteur d'un briquet voir avait tirer une fusée éclairante à l'intérieur même de la grotte. Apparemment déterminée à le garder derrière elle, l'homme essayait de se secouer la tête pour retrouver ses esprits. Ses mains répondait encore parfaitement, et ses jambes, bien que tremblantes légèrement semblaient encore capable de supporter son poids s'il devait marcher, voir peut être courir. Mais ses sens n'étaient pas tous présents pour le moment et sa vue lui faisait particulièrement défaut...
Ses jambes flanchèrent finalement sous son poids, et il tomba contre le mur qui parvenait encore à le soutenir un minimum pour lui éviter de se ramasser lamentablement sur le sol de la caverne. Quelle idée il avait bien pu avoir de vouloir affronter deux inconnus à lui seul aussi, quand bien même le frisson de la chasse était plaisant, il n'arrivait jamais à l'étouffer un minimum quand celui ci le prenait aux tripes. Mais bon, le calme de sa vie ordinaire devait surement y être pour beaucoup...
Le calme semblait en tout cas être revenu sur les lieux, la chasseuse ayant certainement réussie à s'occuper des deux monstres restants d'une manière ou d'une autre. Un sourire étira les lèvres de l'homme blessé, il semblait qu'il avait encore du chemin à faire pour devenir un meilleur chasseur, mais qu'importe, il était bien plus à l'aise lorsqu'il devait affronter des ennemis purement humain après tout. La femme arrive finalement devant lui, son manteau à la main ainsi qu'avec son son sachet contenant ses herbes et onguents, surement pour essayer de voir les blessures qu'il avait reçu, à moins qu'elle ne soit une sadique venue simplement pour le narguer et se moquer de lui, bien qu'il en doutait fortement...


-Ils sont... de ma fabrication... Je pense que ce sont... les plus adaptés pour ma personne...

Sa vue se stabilise légèrement alors que Lutèce s'approche de lui après lui avoir demander de la regarder dans les yeux. Elle lui demande alors de se reposer, phrase qu'il interpréta comme une demande à la laisser faire quand aux soins à apporter sur sa personne. Le jeune homme acquiesce d'un signe de tête, et se retient de lâcher un gémissement lorsque l'onguent touche ses plaies, le contact froid de la main étrangère contre sa peau frémissante rajoutant la surprise à la douleur. Fermant les yeux pour essayer de diriger son esprit vers autre chose, il essai de se remémorer certaines de ces cérémonies ennuyeuses sur le pseudo Dieu unique de Heka, des cérémonies absurdes où il fallait faire fit de la chair pour offrir tout son être à Dieu. Mikain n'en avait jamais eu que faire, mais il fallait dire qu'il utilisait souvent cette méthode pour détacher son esprit de son corps le temps des combats ou quand il était blessé ; laissant son esprit vagabonder, il parvenait ainsi à atténuer la douleur qui était la sienne...
Une main se promenant dans ses cheveux le ramène légèrement à lui, et il sent alors qu'on soulève sa tête pour la poser sur un support autre qu'un sac ou un manteau. Ouvrant les yeux, il penche la tête en arrière et aperçoit alors Lutèce qui semble vouloir utiliser ses genoux comme coussin pour le blessé. Ce dernier croise alors le regard surpris de sa compagne, et ses yeux trahissent alors une certaine interrogation quand à celui qu'il capte en ce moment, bien que renversé. Elle semblait étonné qu'il soit encore conscient, doutait-elle donc qu'il ne puise pas rester éveillé à cause de ses blessures ? Ou alors avait-elle vraiment ce don de sommeil et avait-elle voulu l'utiliser sur lui pour l'endormir ?.
Quoi qu'il en était, le jeune homme fait un bilan rapide de son corps. Son dos le lance beaucoup moins d'un coup, la femme semblant avoir fait un bon travail quand ce qui avait été d'apporter les premiers soins, il savait déjà que sa vue était revenue, et ses membres répondaient normalement.


-Il faut bien plus qu'un choc comme celui ci pour avoir raison de moi...

Remuant ses doigts un moment, Mikain prends finalement appui sur un bras avant de se relever et de tendre sa main pour faire se lever la femme. Ils n'avaient pas de temps à perdre à rester ici, s'ils voulaient se reposer, il y avait surement de quoi faire au camp des chasseurs. Et autant dire qu'avec un monstre endormi, et d'autres qui pouvaient revenir à tout moment, puisqu'il ne les voyait pas c'est certainement qu'ils avaient du fuir et pouvaient donc revenir, il valait mieux mettre les voiles au plus tôt.
Ramassant l'une de ses lames, il peste contre la seconde restée plantée entre les écailles de l'un des monstres. Son regard se pose alors à nouveau sur la femme, et lui font alors remarquer qu'elle semblait moins vêtue que ce dont il se souvenait. Il attrape du coup son manteau et le passe autour des épaules de sa cadette.
Puis jetant une regard sur la salle, il fait taire les douleurs se promenant le long de son échine. Il se rapproche alors silencieusement, autant que possible, du monstre encore endormi, essayant de le détailler de haut en bas et de voir le gabarit de la bête dans son ensemble. S'il devait revenir les affronter dans la journée ou dans les jours suivants, autant qu'il sache où frapper et ce qui pouvait le frapper également pour le coup. Puis il revint alors auprès de la chasseuse.


-Pas besoin de s'attarder plus pour le moment je suppose ?

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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 15 Déc - 18:15

« Il faut bien plus qu'un choc comme celui-ci pour avoir raison de moi... »

Lutèce se meut avec une certaine vivacité lorsqu’elle sent Mikain se lever. Elle fait mine de l’accompagner dans ses mouvements mais celui-ci l’ignore pour finalement, lui tendre sa main. Main qu’elle prit en le fixant sans rien ajouter à sa phrase précédente. Par quelle magie avait-il donc pu se dérober à sa demande ? Son regard le poursuit alors qu’il récupère ses affaires avant de recroiser le sien. La demoiselle bouge à peine lorsqu’il fait passer son manteau par-dessus ses épaules. Ses yeux scrutent chacun des mouvements du mercenaire, comme s’ils pouvaient renfermer la réponse qu’elle cherchait. Lentement, elle marche à pas mesurés vers son arc abandonné sur le sol en resserrant les côtés du vêtement. Maintenant que le combat est achevé, elle se rend compte que la température ambiante de la grotte la fait frissonner. Sa main se glisse dans son dos pour effleurer le tatouage qui lui sert de totem de remplacement avant de tirer sèchement sur la fermeture pour le cacher à nouveau sous l’uniforme. Mikain la dépasse alors qu’elle revient vers les sacs de provision.

Involontairement, Lutèce laisse son regard se poser à nouveau sur lui. L’éclat qu’elle essayait de garder depuis le début s’était éteint, absorbé par une flamme nouvelle, encore plus intense que celle de la torche posée sur le sol. La main de la jeune femme s’enroule autour du manche et lève les yeux au ciel en respirant profondément. En elle, se réunit une ronde de sentiments, tous plus vif les uns que les autres. Le défi, la curiosité, l’envie irrésistible de jouer avec lui pour voir ce qu’il est. La retenue tente malgré tout d’englober la totalité d’entre eux sans réellement y parvenir, débordée par la puissance conjuguée de toutes ses envies. Lutèce se morigène. Non, il est blessé. Non, ce n’est pas le moment pour ça. Elle ne l’entend pas approcher d’elle et sursaute lorsque sa voix s’élève. Elle hoche la tête avant de prendre la parole, tentant de chasser la brusque envie qui la pousse tout doucement à tenter d’attraper la dernière arme du jeune homme.

« Rentrons, tu as besoin que quelqu’un de plus compétent que moi se penche sur tes blessures. »

La chasseresse fait jouer les muscles de ses épaules. Chargée comme elle l’est, elle se sait ralentie et ne peut s’empêcher de sautiller un peu pour tester son lest. Sa jambe, bien que blessée, ne proteste pas trop, ce qui lui tire un petit sourire satisfait.  Avec un peu de chance, elle pourrait presque réessayer de l’envouter pour être sûre de son immunité à… Elle secoue la tête et se met à marcher.  Bon sang, pourquoi maintenant ? En sortant de la grotte, elle ferme les yeux et s’accroupit pour planter la torche. Quand elle les rouvre, le soleil de l’après-midi frappe fort sur la roche noirâtre. Aussitôt, Lutèce se tourne vers Mikain, soucieuse d’observer plus en détail si les bandages tiendraient jusqu’au bivouac. En voyant la pâleur de l’homme, elle rebrousse chemin. Une de ses mains passe sous le couvercle de son sac et en retire une gourde, usée mais suffisamment lourde pour trahir son contenu, ainsi qu’une barre de fruit confit. Leurs regards se croisent à nouveau et l’aura de la demoiselle se renforce instinctivement.

« Mange. On dirait que tu vas t’écrouler. »

Son regard se fait de plus en plus intense alors qu’elle guette la réaction de Mikain. Le temps s’écoule lentement mais elle n’en perd pas une miette. Le vent ébouriffe ses cheveux, cachant la vue de ses prunelles glacées un court instant. Ainsi, elle donne l’impression qu’elle va fondre sur le jeune homme, comme un fauve sur une proie. Lorsque finalement il se décide, elle se détourne de lui. Son expression s’est changée discrètement, sa bouche s’arquant dans un sourire de malice. Il peut… Rien que d’y penser, elle jubile.  Alors qu’ils redescendent vers le campement, Lutèce se cale sur le rythme du jeune homme. Encore réjouie par sa découverte, elle papillonne plus que raison pour des détails moindres avant de finalement réussir à se calmer. Ou plutôt, de reporter ses sentiments sur autre chose. Le camp n’est plus très loin quand elle ose enfin rompre le silence.

« Tu es originaire de Salinca ? »
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 15 Déc - 23:31

L'homme bouge sans cesse, ses mains n'arrêtant pas de s'ouvrir et de se fermer en boucle, tandis qu'il sautille légèrement sur place. Il à besoin de faire circuler sans sang dans son corps, quand bien même une partie de celui ci serait absorbé par les bandages qu'il avait dans le dos. S'il demeurait immobile, il était quasiment persuadé qu'il allait tomber ici même avec cette chaleur qui l'habitait en ce moment. Il était rare qu'il reçoive des blessure de cette ampleur, principalement quand on savait qu'il affrontait surtout d'autres humains, et il devait donc essayer de les soigner aussi vite que possible avant qu'elle ne prennent plus d'ampleur ou qu'elles ne s'infectent. Puisqu'au médecin ou mage ne pourrait faire usage de magie pour le guérir, autant dire qu'il ne voulait pas jouer avec le feu, et qu'il comptait bien rentrer à la demeure Din comme si de rien n'était. Il aurait surement à cacher ses bandages, mais il ne laisserait nul maître ou nul autre domestique s'inquiéter ne serait-ce qu'un minimum pour sa personne.
La chasseuse étant apparemment d'accord avec lui, elle se rendait bien compte que des premiers soins ne suffiraient pas à remettre l'homme complètement sur pied ou faire en sorte qu'il revienne au maximum de ses capacités. Il sait son teint surement pâle, se sachant ayant perdu une bonne quantité de sang, mais il se maintient tout de même debout par sa seule volonté, il était absolument hors de question qu'il s’appuie sur quiconque. Il avait grandit seul, avait apprit seul, et comptait bien vivre et mourir seul ; nulle main tendue n'ayant jamais été saisie sans la moindre arrière pensée de sa part. Il était un loup solitaire au service d'une maîtresse, mais ses crocs était plus aiguisés que jamais et nul ne lui mettrait de collier...
Il voit Lutèce sortir une gourde ainsi qu'une barre de nourriture, plongeant son regard dans le sien tandis qu'elle lui demandait d'avaler quelque chose. Il était vrai que cela ne pouvait pas lui faire du mal, même s'il aurait surement demander de quoi il pouvait bien s'agir en temps normal. Voir même qu'il n'aurait pas accepter un repas qu'il n'aurait pas préparé lui même, par déformation personnelle, et en temps qu'habitué aux tentatives de meurtres et d’empoissonnement envers sa maîtresse. Mais doutant qu'elle ait une soudaine envie de le tuer, il saisit donc la barre et l'ouvre avant de mordre dedans d'un coup sec...


-Je sais vraiment pas comment vous faites pour avaler ça, vous autres les chasseurs...

Sentant quelque chose lui descendre dans l'estomac, l'homme se dit alors que cela serait déjà mieux que rien, et surement suffisant pour tenir jusqu'au camp. Levant les yeux, il semblerait qu'il n'ait pas vu le temps passé dans cette grotte vu la position du soleil dans le ciel ; et ils feraient bien de retourner au camp en effet...
La descente se fait plus facilement, puisqu'ils savaient où est-ce qu'ils allaient, mais également bien plus lentement en raison des légères blessures de Lutèce et celles plus importantes de Mikain. Le retour se fait donc principalement en silence, l'homme faisant attention là où il marchait pour ne pas faire une chute à cause de ses muscles endoloris, et la femme semblant perdue dans ses pensées. Ce n'est que lorsque le camp entre dans leur champ de vision qu'elle se décide à briser ce même silence qui s'était installé, lui demandant s'il était originaire de Salinca.
Le jeune homme marque un court arrêt, se questionnant sur ce en quoi cela pouvait donc bien l’intéresser. Après tout, il n'était même pas dit qu'ils allaient être amenés à se revoir une fois qu'il retournerait à ses activités premières. Qui plus est, il n'avait jamais vu Salinca comme sa ville d'origine, préférant se dire comme n'ayant jamais eu d'enfance... pour ce qu'elle valait.


-J'y suis né en effet... Mais je ne m'en considère pas comme originaire vu le peu de temps que j'ai pu y passer...

Il n'aimait pas vraiment parler de son passé, tout comme il n'aimait pas parler de lui tout simplement. Il était extrêmement rare qu'une personne parvienne d'ailleurs à lui soutirer des informations sur sa personne, ou alors c'est qu'il devait s'agir d'informations à laquelle il n'attachait aucune importance. Mais tout ce qui le concernait personnellement n'avait jamais franchit le seuil de ses lèvres, même pas sous l'effet de l'alcool, sous l'oreiller après la recherche de chaleur humaine pour une nuit, ni même sous le joug d'un ordre de ses employeurs...
Quelques minutes plus tard, alors qu'ils arrivaient à l'entrée du camp, le jeune homme stoppa de nouveau leur duo, quelque chose venant de lui venir sur le moment, alors qu'il aurait pu y penser bien plus tôt. Surement que ses blessures lui avaient changer les priorités, alors que cela les concernait directement...


-Savez vous où je pourrais trouver des bandages neufs ? Ainsi qu'un endroit où je pourrais me changer ?

Il devait vérifier ses blessures par lui même, et voir ce qu'il allait en faire. Non pas qu'il n'avait pas confiance en la chasseuse qui s'était occupé des premiers soins, mais il s'agissait de premiers soins justement, il comptait donc bien en donner des plus importants maintenant qu'ils étaient de retour au camp et que ce dernier semblait s'être plus ou moins installé... Qui plus est, il venait de se rendre compte qu'il n'avait pas penser à embarquer une tente personnelle si jamais il devait rester plusieurs jours.

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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Ven 19 Déc - 20:15

L’odeur douceâtre du feu chatouille les narines de la jeune femme. Son interlocuteur semble gêné, presque hésitant sur ce qu’il dit. Elle n’insiste pas. La question, bien qu’innocente de sa part, avait sans doute touché un point sensible, quelque chose d’encore vif dans l’esprit de l’homme. Ils avancent d’un bon pas, Lutèce pouvant presque maintenant compter les têtes qui s’affairent aux quatre coins du campement. Bruns, blonds et roux dansent presque entre les couleurs délavées des tentes de l’Akthai, et ce ballet, bien qui visiblement désorganisé, lui est des plus familiers. Elle sourit distraitement en portant la main vers l’une des mèches rebelles qui venaient de lui tomber sur le visage. Tant d’agitation semble régner entre ses tentes, à peine dressées pour la plupart, et encore plus aux alentours de celle du cuisinier. On ne pouvait cependant pas entendre la voix éraillée de celui-ci hurler après son commis, ni même ce dernier lui répondre. Vraisemblablement, ils s’étaient absentés à la recherche de gibier, pour que cela soit si silencieux. Cela n’empêche cependant pas les autres chasseurs de rassembler du bois dans le foyer et de se houspiller pour divers objets encore rangés dans les malles des charrettes.

Lutèce libère sa mèche après l’avoir une énième fois tortillée et rajuste les sacs dans son dos. La perspective d’une carte plus précise et de ces pions pour marquer les lieux de recherches la réjouisse tout autant que l’idée d’ajouter leur singulière rencontre à son bestiaire. Mais plus important, elle devait d’abord trouver le rebouteux et lui amener Mikain. Bien que visiblement simple, la demoiselle sait pertinemment qu’elle va imiter les autres pour espérer enfin mettre la main sur ce bon vieux type. Elle fait craquer ses phalanges et s’étire les bras en avant lorsque son compagnon reprend la conversation qui s’était évanouie, il y a quelques minutes.

« Savez-vous où je pourrais trouver des bandages neufs ? Ainsi qu'un endroit où je pourrais me changer ?
- Tout se trouve dans la tente du rebouteux, j’imagine qu’il ne dira rien si tu t’y changes également, sinon je l’emmènerais à ta tente, si tu préfères. » Ils avancent encore puis Lutèce s’immobilisent brusquement. « Hum, question stupide, as-tu pris une tente ? »

La tête de la jeune fille se lève pour croiser son regard. A peine a-t-il répondu que son expression devient narquoise et enfin, après s’être retenue, elle finit par éclater de rire. Ses mains lâchent les hanches des sacs et elle s’appuie sur ses genoux pour un instant, en calmant son amusement. Redevenant brusquement sérieuse, elle fixe le jeune homme.

« Si c’est une blague, elle est très bonne. Parce que sinon j’ai deux mauvaises nouvelles pour toi. Nous n’avons pas de tente supplémentaire et la seule qui possède encore une place disponible… C’est la mienne. » Lutèce se tait et se retourne. Elle grommelle en faisant bouger ses épaules endolories et reprend. « Bon. Nous verrons ça après. Suis-moi. »

La jeune femme allonge sa démarche et entre dans le camp en se faufilant au milieu de ses camarades. Elle s’arrête à la première tente et disparait à l’intérieur une brève seconde. Lorsqu’elle en ressort, elle est accompagnée de la petite Nimië, qui jette un regard de biche au mercenaire. Un brin déstabilisée, elle se met à bredouiller de vague indications toutes aussi contradictoires les unes que les autres. Lutèce pousse un soupir las et tape sur l’épaule de son amie en souriant. Leurs regards ne se croisent pas, la chef du camp fixant obstinément le galet qui pendait à son cou, et pourtant elle finit par se calmer un peu. La Syl’Hargash acquiesce vaguement lorsqu’elle finit par obtenir ce qu’elle veut et ébouriffe les cheveux de la petite. Lentement, elle dévisage le brun et constate que son teint est encore plus pâle que tantôt. Elle se mord inconsciemment la lèvre en prenant une longue inspiration.

« Mikain, ma tente est là-bas. » fait-elle en désignant l’est. « Tu ne peux pas la louper, c’est la seule qui porte un emblème différent de celui de l’Akthai. Va t’installer, je vais m’occuper du reste. Nimië, va chercher les deux loubards de la cuisine, les autres devraient rentrer d’ici quelques heures, j’aimerais qu’ils puissent manger presque aussitôt et aller se coucher. S’ils te posent des questions, répond que la chasse va être longue et que toutes les informations sont les bienvenus. »

Relâchant sa subordonnée, la chasseuse s’élance dans le camp en laissant Mikain planté devant la timide demoiselle au galet. Elle ne s’inquiète pas le moins du monde, il arrivera à destination de toute façon. Et dans le pire des cas, s’il tombe au milieu de l’allée, on le ramassera. Elle détourne son attention de ce menu détail. Maintenant, elle doit trouver au plus vite ce vieux renard. Slalomant entre les chevaux et les convois de matériel, Lutèce se met à réfléchir. Si elle était un peu alcoolique sur les bords et qu’elle avait peu de travail de manière générale, où se cacherait-elle ? Elle fait un brusque pas sur le côté en évitant un des chasseurs qui s’effondre dans la terre poussiéreuse. Surprise, elle s’arrête un instant pour se pencher sur l’homme aux cheveux grisonnant et le pousse doucement du pied. Quand il se met à grogner, elle sourit et l’attrape par le col de son manteau.

« Tu tombes très bien mon petit. J’ai un boulot de premier ordre pour toi. »

Un autre grognement lui répond et elle se met à le tirer vers sa tente sans le moindre état d’âme. Quand il en aura marre, il se lèvera comme un grand de toute façon. A peine une poignée de minutes plus tard, elle fait irruption dans ses appartements en lâchant brusquement le médecin. Ce dernier se met à jurer bruyamment mais Lutèce l’ignore copieusement. Avec un sourire pseudo-satisfait, elle se penche au-dessus de lui.

« Au lieu de faire ton comédien de pacotille, dessoule et bosse. »

Elle sort presque aussitôt sans rien ajouter de plus et s'assoit devant l'entrée. De temps à autre, le vent entrouvre légèrement les pans de la tente, la montrant en train de s'étirer et, un peu plus tard, d'observer sa blessure avec un air absorbé.

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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Ven 19 Déc - 22:37

L'homme ne sait pas ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour qu'il puise en oublier sa tente avant de venir. Surement qu'il s'était imaginé que les chasseurs auraient des tentes supplémentaires ou que la chasse à laquelle il avait été convié ne durerait pas plus d'une journée entière et qu'il serait rentrer chez lui avant que la lune ne fasse un tour complet. Attendant la réponse de la femme quand à sa question, cette dernière sembla alors soudainement capter le fil de ses pensées alors qu'elle lui demandait quand à ce soucis pourtant mineur. Le silence du domestique valu alors toute les réponses du monde, et s'il avait été quelqu'un de timide, il se serait surement retourner ou recroquevillé sur lui même alors que la chasseuse se tordait de rire après s'être retenue quelques... s'être à peine retenue en fait vu la grimace qui avait rapidement prit le contrôle de son visage avant de rire...
Redevenant soudainement sérieuse après un court instant, elle lui annonça toutefois qu'ils n'avaient pas de tente supplémentaire contrairement à ce qu'il aurait pu penser, et que la seule tente où il semblait rester de la place était la sienne. Le jeune homme haussa les épaules, cela ne le dérangeait guère au fond du compte. Il pouvait parfaitement dormir à la belle étoile si on lui fournissait le strict minimum, pouvait également se passer de sommeil durant plusieurs nuits. Et s'il devait venir à partager la tente de la chasseuse, il ne doutait pas qu'elle soit capable de moins de pudeur que sa maîtresse pour qui la nudité n'était guère qu'une autre de ses tenues...

Suivant donc Lutèce entre les tentes dressées un peu partout dans le camp, il perd la femme lorsque celle ci pénètre parmis l'une d'entre elles avant d'en ressortir accompagnée par une fillette qui sembla perdre contenance alors que son regard se posait sur le domestique. Bredouillant quelques mots, l'homme comprit qu'elle s'adressait à lui alors que son regard ne semblait pas vouloir se fixer entre un galet qu'elle portait autour du coup et le sol devant l'homme comme si elle n'osait pas le regarde plus haut.
Reportant son regard sur la chasseuse, cette dernière semble avoir décidé pour lui quand à ses précédentes interrogations en lui indiquant le chemin de sa tente avant de donner des ordres à la demoiselle perdue dans sa contemplation du sol et de disparaître au pas de course. Faisant un pas de coté pour éviter la filette, l'homme laisse donc cette dernière dans ses pensées avant de se diriger vers l'endroit indiqué, son teint devant surement avoir une couleur à égaler les morts blanchis par le temps...
Il fait donc glisser le drap bouchant l'entrée et jette un regard rapide sur les lieux avant que ses yeux ne croisent son sac, exactement ce dont il avait besoin. Non pas qu'il n'avait pas confiance en un médecin qui s'occupait d'hommes et de femmes traquant des créatures féroces et exotiques, mais si ce dernier usait de magie ou autre dans ses soins, il allait rencontrer un bien étrange phénomène en la personne de Mikain. Ouvrant donc une des poches de son sac, le domestique en tira une flasque d'alcool avant d'en avaler quelques gorgées d'un trait sec. Il fouilla ensuite dans le reste de son paquetage, et en sortit sa propre trousse de premier secours.
Il chercha un tabouret dans le coin, et en trouva un bien rapidement sur lequel il s'installa. Il le va son haut déchiré et le lança négligemment sur son sac avant de défaire les bandages de premiers soins apportés par Lutèce.
Ce fut à ce moment là que la femme sembla choisir son moment pour rentrer en traînant derrière elle un homme aux traits vieillis qu'elle balança pourtant sans le moindre remord au sol alors qu'il semblait se livrer à un concours d'injures. Se penchant par dessus lui, il semblait qu'elle venait de lui amener leur médecin vu les consignes qu'elle lui donnait.
L'homme retint un sourire, il semblait vraiment que cette femme avait une étincelle de folie comme peu en avait, sinon comment expliquer que tout les hommes et femmes ici réunis lui obéissaient sans rien dire sur son comportement...
Revenant au médecin, il se pencha vers celui ci, l'homme semblant enfin se calmer alors que le blessé s'adressait à lui.


-Auriez vous du fil et une aiguille ? Si possible chauffé à blanc.

Le médecin semble alors le regarde comme si Mikain venait de lui demander la lune servit sur un plateau d'or et d'argent. Mais le domestique ne retira pas sa demande pour autant, et vu le rouge qui était présent sur les joues de l'homme, il doutait même que celui ci soit en état de le soigner aussi bon médecin qu'il puise être...
Toutefois, il s'approcha lentement de Mikain, autant que son état d'ébriété semblait le lui permettre pour venir lui murmurer quelques mots à l'oreille, auxquels il répondit alors d'un hochement positif de la tête. L'homme semblait avoir compris que si Mikain demandait du fil et une aiguille, c'est car il n'y avait pas de moyen de le guérir par magie. Il ne parla toutefois pas de son immunité totale à ce monde mystique, car bloquer le soin ne signifiait pas obligatoirement être coupé de cet art. Il aurait parfaitement pu au contraire réagir au contact d'une magie ne lui appartenant pas.
Le médecin sembla toutefois comprendre sa demande, et alla donc faire chauffer le matériel demander par le domestique. Ce dernier fouilla une nouvelle fois dans son sac, et en sortit des bandages neufs ainsi qu'une tenue propre. Il jeta un regard derrière lui, et vit donc la chasseuse qui semblait l'observer, comme si elle essayait de lire en lui d'une manière ou d'une autre. Son yeux se détournèrent toutefois quand les deux regards se croisèrent à ce moment là...
Se relevant, il sortit donc à moitié de la tente, pour venir s'adresser à elle. Son blessures à l'air libre lui tiraillèrent légèrement le dos, mais il ne serra pas les dents pour autant, la douleur n'étant que faible par rapport à ce qu'il avait pu connaître plus jeune.


-Il y aurait-il quelqu'un doué en couture ? Non pas que je n'ai pas confiance en votre médecin, mais j'aimerais quelqu'un dont les mains ne tremblent pas...

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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 21 Déc - 17:12

« Doué en couture ? Bon sang, tu es donc aussi protégé contre ça ? »

Lutèce pivote sur elle-même et s’arrête un instant, surprise de trouver l’homme torse nu dehors. Elle hausse les épaules lorsqu’il arque un sourcil et lui fait signe de retourner dans la tente. Il semble ne pas avoir réalisé que la demoiselle avait tenté d’utiliser son don sur lui mais son regard trahissait une certaine réflexion. Bien que n’en connaissant pas l’essence, la chasseuse ne peut que supposer qu’il s’attarde sur son indice lorsqu’elle se lève. Elle avance vers sa tente et disparait à l’intérieur sans rien ajouter de plus. Un peu de fracas se fait entendre à l’intérieur, puis tout se tait. Lutèce réapparait, l’aiguille dans une main, l’eau de vie dans l’autre.

« Je te l’offre, fait-elle en la lui lançant, mais je te conseille de te coucher sur le lit avant de la boire. »

Elle retourne dans ses appartements et l’attend. Lorsqu’il arrive enfin, la tignasse bleue de la jeune fille est baissée vers son ouvrage. Concentrée, elle tente de faire passer une énième fois le fil dans l’ouverture exiguë de l’aiguille recourbée. Parfois, un petit grognement lui échappe mais finalement, elle y parvient. Le nœud est fait avec une assurance sans faille et Lutèce regarde alors Mikain. Ses yeux dérivent vers la bouteille puis reviennent à son « patient ». Sa main palpe l’épaule puis descend le long de la blessure. Elle hésite un peu, plisse les yeux à la recherche d’un possible reste d’écaille ou de toute autre corps étranger. A tâtons, elle tend la main en arrière pour saisir un torchon et une bouteille vieillie. Lorsqu’elle la débouche, l’odeur la fait froncer le nez.

« Prêt ? »

Sans plus attendre, elle verse le contenu sur le tissu et le pose sur le haut de la plaie. Dans son dos, le médecin s’est approché et regarde attentivement ses mouvements par-dessus son épaule. Si Lutèce s’abstient de faire le moindre commentaire, elle sait que tôt ou tard, elle se vengera de ce vieux flemmard. Essayant de faire abstraction de l’ambiance extérieure du camp, l’ancienne noble fait allonger Mikain et l’enjambe. Accroupie au-dessus de lui, elle plante l’aiguille dans la chair meurtrie et entreprend son travail de couture. Au début, elle sent le mercenaire bouger un peu puis après plus rien. Sa respiration est régulière malgré les nombreuses piqures et manœuvre de désinfection que la jeune fille. Elle ne peut s’empêcher d’être impressionnée. Lutèce, malgré toute sa bonne volonté, avait toujours tendance à siffler lorsque les soins se faisaient trop longs ou trop lents. Elle se relève enfin pour s’essuyer le front et tire doucement pour resserrer son dernier point. Lutèce coupe le fil d’un coup de dent et fait signe au médecin de l’assister. Tous deux, ils maintiennent le blessé à peu près droit pendant que la chasseuse s’assoit sur le rebord pour bander son travail.

Quand elle en a terminé, la jeune femme s’éloigne de Mikain, lui laissant tout le loisir de faire ce qu’il souhaitait, pour peu qu’il soit en état. Elle jette l’aiguille dans un seau puis le matériel du médecin et tend celui-ci à son propriétaire. Elle se dirige tranquillement vers une malle et en extrait un débardeur et un petit sac de cuir élimé. Ses mouvements se coordonnent parfaitement sans même qu’elle ne jette un œil à ce qu’elle est en train de faire. Se mettant de dos, elle retire son t-shirt et s’essuie les mains dessus. Le laissant tomber sur le sol, elle regarde le médecin qui reste immobile dans la tente.

« Silas, dehors. »

Sans plus de cérémonie, elle fait le tour de la table, persuadée que Mikain doit dormir à poing fermé avec la quantité sa boisson mixée aux somnifères. Son tatouage luit dans son dos, les lignes semblant prendre vie à chaque fois qu’elle déplie une carte ou qu’elle pose des pions à un endroit de celle-ci. Un schéma se dessine lentement sur le plan du volcan, ponctué de pause longue ou courte où Lutèce semble se perdre dans l’étude d’une lettre. Insatisfaite, elle retourne chercher un carnet relié, qu’elle étale sur ses genoux. Son visage se teinte de perplexité alors qu’elle tourne les pages à la recherche de quelque chose.

« Si seulement je savais ce que tu es ma belle, ce serait tellement plus simple... »

Elle pivote sur son tabouret et pose le livre sur le bord du lit avant de se remettre à plancher sur les plans. Quelques soit le bout par lequel elle prend le problème, Lutèce a la nette impression que quelque chose lui échappe. Un élément essentiel. Inconsciemment, elle se mord la lèvre jusqu’au sang et se prend la tête dans les mains. La prudence est de mise, mais elle ne peut pas non plus se permettre de passer trop de temps sur cette affaire.
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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 22 Déc - 21:57

Alors qu'il venait de demander un remplaçant pour le médecin à Lutèce, cette dernière semble alors décidée à être cette personne ci alors qu'elle lui dit de retourner sous la tente. Sauf qu'elle y rentra la première en passant à coté de lui, et en ressortit presque aussitôt avec une aiguille dans une main, et une flasque dans l'autre qu'elle lui envoit en lui conseillant de s'allonger avant de la boire. La portant à ses narines pour essayer de savoir ce qu'elle pouvait bien contenir, il reconnu rapidement l'odeur de l'eau de vie, mais toutefois mélangée à une autre odeur plus subtil qui ne lui était pas inconnue mais qu'il ne parvenait pas à identifier. Que voulait-elle bien lui faire boire... ?
La bouteille n'atteignit même pas ses lèvres et fut vidée devant la tente, après quoi il revint dans celle ci. Il pose la bouteille sur une table à l'entrée, le son en venant la classant comme vide, et vint alors s'allonger sur le seul lit des lieux et que la femme semblait lui indiquer.
Une fois en place, il sent la jeune femme s'approcher de lui et palper la blessure la plus grande, ainsi que les quelques unes un peu moins préoccupantes, surement à la recherches de restes de poussière, de morceaux de roche, d'écailles de monstre ou de tout autre corps étranger.
Il hoche la tête quand elle lui demande s'il est prêt, et la sent alors l'enfourcher sans en demander plus. Le contact du désinfectant et de l'aiguille lui tire une grimace lorsqu'elle commence son oeuvre de couture. Il prend alors une grande inspiration, et essaye à nouveau de détourner ses pensées des sensations qui lui parcourent le corps, tout comme il l'avait fait lors de leur retour jusqu'au camp. Sa respiration se fait de plus en plus régulière au fur et à mesure du temps, si bien que quelques minutes plus tard, il ne ressent que de légers picotements dans le dos jusqu'à ne plus rien ressentir d'autre qu'une légère gêne quand il essayer de faire répondre les muscles se situant à l'arrière de son corps. Les deux chasseurs semblent même le redresser le temps de lui bander le corps, sans même lui laisser le temps de ramener son esprit pour leur faciliter la tâche.
Finalement de nouveau allongé, il décide donc de demeurer ainsi encore un moment le temps que son corps se face à cette nouvelle blessure qui ne rejoindrait par contre surement pas celles qui s'étaient déjà ancrées plus profondément dans sa chair.
Il entend la femme intimer au docteur de sortir pour une raison ou une autre, bien que cela ne l'importait guère dans son état et sa position actuelle. Sentant son sang circuler de manière plus fluide dans ses veines, il inspire profondément une grande bouffée d'air, avant d'envoyer quelques signaux à ses membres pour vérifier le retour au centre de commande de son esprit. Doucement, il se redresse d'abord sur le lit, avant de regarder la tente où la femme semblait penchée sur un document qu'elle étudiait de manière approfondie au point de ne même pas l'avoir entendu se relever, à moins qu'elle ne l'ignorait peut être.
Se relevant complètement sur ses pieds, il passa donc à coté d'elle en direction de son sac.


-Ne devriez vous pas informer vos hommes de ce que nous avons croiser là haut ?
S'il existe des groupes plus importants, cela pourrait se révéler dangereux je pense.


Trouvant rapidement ce qu'il cherchait, l'homme se passa une chemise simple sur le dos qu'il boutonna rapidement pour laisser trop d'air y rentrer. Il devait trouver quelque chose de consistant à s'avaler s'il voulait maintenant retrouver une bonne partie de ses forces. De la viande serait surement parfait dans cette situation, mais encore fallait-il qu'il sache si les chasseurs partageraient avec lui sans condition ou s'il devait d'abord passer par leur chef. Ses yeux croisent le regard surpris de Lutèce alors qu'il allait lui poser sa question, qui changea alors presque aussitôt. Il y avait quelque chose qu'elle lui cachait, ou qu'elle voulait savoir à son insu et qui le concernait...

-Quelque chose ne va pas ?

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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Dim 28 Déc - 23:35

Tout s’emmêle dans l’esprit de Lutèce. Les possibilités, les descriptions croisées de cette lettre d’érudits inquiets et avant tout, sa propre tension qui semble la harceler. C’est ainsi qu’à force de tourner et retourner les pièces, elle finit par douter de l’existence même du bien-fondé de la chasse qu’elle mène. Non pas qu’elle refuse de s’y prêter mais elle n’aime guère la possibilité d’envoyer ses camarades au coupe gorge parce qu’elle a fait preuve de négligence. La fin tragique de son premier compagnon de chasse la hante toujours et il ne passe pas une nuit sans qu’elle ne se dise que si elle avait désobéit, il serait peut-être encore avec elle aujourd’hui. Cette fois-ci, elle préfèrerait mourir que de laisser ce drame se reproduire. La demoiselle aux cheveux bleus avale difficilement sa salive à cette pensée puis se replonge dans la lecture de la carte du volcan pour la énième fois. Un courant d’air la fait frissonner et sa main se tend vers son débardeur posé en vrac sur la table. Le tissu doux lui donne un étrange sentiment de réconfort lorsqu’il passe sur sa peau nue. C’était l’un des premiers cadeaux des autres chasseurs. Noir d’encre et fait dans une matière à la fois solide et souple, il s’ajuste parfaitement et cache jusqu’à la moindre trace du large tatouage qu’elle porte dans son dos. Elle lève la tête un instant de sa carte, à la recherche d’un miracle, et dévisage Mikain qui la regarde avec insistance. La jeune femme s’aperçoit alors qu’il lui parle lorsqu’il se met à bouger les lèvres pour répéter sa question. Elle hausse les épaules pour toute réponse et lui tend la lettre qui gisait devant son nez, une poignée de secondes plus tôt.

« Lis ça et donne-moi ton avis. »

La lettre, bien que formelle, contient un rapport détaillé de la zone et les caractéristique de la bête que le groupe d’érudit attaqué a fui. Quand bien même Mikain dénoterait les couleurs farfelues de l’encre qui décrit un pelage de plume et de poil réunis sur une bestiole de la taille d’un grand chien de chasse, il s’attardera sans doute plus sur le contenu un peu contradictoire des trois rapports fait par les survivants de l’attaque. Si Lutèce choisissait de se fixer à l’une ou l’autre des versions, elle devrait poursuivre un serpent géant, un petit chien à plume ou un chat bariolé. Quel que soit les rapports, aucune description ne se rejoignait, si bien que dans le cas de la chasseuse, elle se trouvait plus embrouillée à lire son courrier qu’à chercher à l’aveuglette une créature tout droit sortie de l’imagination fertile d’érudits en manque d’action. Cependant, la conséquence immédiate qu’elle en tire est la possession de substance ou de pouvoir hallucinogène de la créature qui les a attaqués. Une information capitale mais qui n’est, encore une fois, qu’une hypothèse là où Lutèce voudrait une véritable réponse.

Syl’Hargash se remet à bouger ses pièces d’échecs sur la carte élimée du volcan. L’une d’elle, ornée par une épée et un arc croisée ne quitte pas sa place, tandis que les autres décrivent un véritable ballet autour d’elle. Un lion à la gueule ouverte se retrouve à trois endroits différents en l’espace d’une poignée de minute puis revient à sa place première dans la main de la demoiselle. Celle-ci lâche un long soupir puis la repose dans sa petite boite et se lève en croisant les bras. Tout ce qu’elle peut voir, c’est la position des éclaireurs qu’elle a envoyé et celle du camp. Elle n’attend pas que Mikain ait commencé à lui exprimer ses impressions, elle saisit son carquois et examine pensivement la pointe de ses flèches. Finalement, sa main se tend vers un flacon sans étiquette qu’elle débouche avec précaution. Lentement, avec des gestes plus que calculés, elle plonge un à un ses projectiles dans la substance odorante avant de les reposer.

« Je n’arrive pas à trouver un plan d’action. Trop peu d’informations et en plus elles sont d’une si mauvaise qualité… » Lutèce lève le dernier projectile à hauteur de ses yeux et observe la goutte du poison retomber lentement dans le bocal. Elle inspire profondément et commence à ranger son matériel. Lorsque son estomac se met à gronder, la chasseuse sourit franchement. Elle revêt ses armes et fait signe au jeune homme. « Allons-y. Si moi je commence à peine, toi tu dois rêver de viande depuis au moins deux heures. »

Elle franchit le pas de sa tente et tint le pan de la porte relevé en attendant le brun. A quelques pas de là, le camp résonnait non plus de la bataille initiale nécessaire à sa mise en place mais des rires et de la présence fraternelle de tous les chasseurs. La plupart des éclaireurs étaient rentrés et se dirigeait au même endroit que leur supérieure. Saluant d’un hochement de tête ceux qui l’interpelle, Lutèce attrape Mikain par la main pour se faufiler sous la grande tente noire de monde qui sert de cantine lors des déplacements du clan. Jouant des coudes, elle dégage de son mieux un espace confortable pour le blessé et ils avancent tranquillement vers une place libre. La jeune fille se laisse tomber sur sa chaise dans un grognement de satisfaction et observe la ronde effrénée des commis de cuisine entre les tables. Entre les chansons paillardes et les rires gras des compagnons qui se retrouvent après avoir risqué leur vie, elle se sent plus vivante. Son sourire un peu plat se teinte d’une chaleur plus pure, plus franche lorsqu’elle adresse un petit coucou à l’homme qui remue le contenu d’une grande marmite.

« Le dîner arrive. » Fait-elle en croisant les bras sous sa poitrine, les yeux fixés sur l’ambiance générale de l’endroit. « Alors, d’après toi, que doit-on en déduire de toutes ces informations ? »
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 29 Déc - 0:41

Elle semblait perdue dans ses pensées, mais la voix de Mikain sembla alors la rappeler à elle. Attrapant la lettre tendue par la chasseuse, le domestique s'assied alors à côté d'elle et commence à parcourir des yeux les lignes tracées sur le parchemin. La première chose qui lui vint, fut l'absurdité d'utiliser plusieurs couleurs pour un même rapport, surtout quand on semblait ne même pas savoir ce que l'on voulait décrire. En dessous ce qui semblait être une description, il y avait en effet les retours des survivants à une expédition qui décrivaient la bête qu’ils avaient affrontés, mit à part le léger souci que chacune de leurs descriptions n’étaient en aucun cas coordonné à celle d’un des deux autres… Un serpent, un chat et un chien… A se demander ce que ces trois-là avaient bien pu avaler ou respirer pour avoir de telles hallucinations. Il devait manquer une pièce au puzzle qui se dessinait actuellement, bien que l’homme se demandait bien pourquoi on demandait son avis alors qu’il n’était même pas membre de ce clan, et qu’il n’était là que pour obéir aux ordres qu’on lui donnerait, quels qu’ils soient… Peut-être son expérience passée faisait-elle qu’on croyait qu’il détenait des savoirs oubliés ou perdus, ce qui n’était guère le cas malheureusement. Il continuait donc de rester concentré sur sa lecture, essayant de croiser ce qu’il lisait avec ce qu’il avait déjà pu lire dans les nombreuses bibliothèques où il était déjà passé…
A côté de lui, la femme semble jouer avec la carte en y plaçant et replaçant des pièces d’échiquier, ce qui fit légèrement sourire l’homme qui repensait à ses nombreuses campagnes militaires où les dirigeants usaient de ces mêmes pièces pour placer leurs escadrons ; bien que ceux de la chasseuse semblaient plus personnalisés… Puis semblant tourner en rond, elle change alors d’activité et se met à plonger ses flèches dans une substance que Mikain suppose fortement être du poison ou un anesthésiant. Quelques mots sont partagés entre eux, puis le ventre de la femme semble alors lui rappeler qu’elle doit se nourrir, là où celui de l’homme était resté silencieux durant tout ce temps, bien trop habitué à ne jamais laisser transparaître ses envies…
Sortant de la tente, l’homme saisit toutefois un livret dans son sac au passage, avant de suivre Lutèce alors que celle-ci l’attrape par la main pour l’amener sous une tente plus imposante que les autres et qu’il identifie bien rapidement comme la cantine vu l’ambiance et les gens qui s’y trouvaient. Se laissant guider, l’homme ne tient pas compte des regards qu’il sent se poser sur lui, surtout au niveau de la main et de la personne qui l’avait attrapé, préférant les ignorer jusqu’au moment de finalement s’asseoir. Le dîner semblait être sur le point d’arriver, mais la femme était encore dans ses pensées et questions, vu celle qu’elle posait au domestique…


-Il y a bien des théories possibles je dirais. Premièrement, il est possible qu’ils aient été victimes d’hallucinations à cause des lieux.

Mikain s’était déjà retrouvé dans des cas semblables, où ses sens avaient étés troublés par des toxines dans l’air. Il existait en effet bien des plantes et animaux capables de se défendre d’une toute autre manière que par la force. Et il arrivait même que certains lieux soient remplis de ces mêmes toxines pour peu qu’il soit le nid d’une de ces espèces.

-Secondement, la peur leur a fait voir des choses à la place de leurs yeux. Dans quel cas, aucun de leur rapport n’a d’importance…

A elle seule, la peur était une arme des plus redoutables. Moins puissante que l’hypnose, mais o combien sadique, l’on pouvait facilement jouer avec l’esprit d’autrui et lui faire voir mille et une choses sans qu’elles n’aient réellement existées. Tout comme certains priants se trouvaient marqués de stigmates, des gens dans la peur pouvaient donner vie à leur peur…

-Troisième hypothèse. La créature peut user de magie.

Mikain serra les lèvres, préférant ne pas repenser à cette possibilité, car il savait parfaitement qu’il existait des créatures capables de faire usage de ce même don qui lui était interdit, ce qui ne faisait que renforcer sa haine envers ce faux Dieux que beaucoup admiraient…

-Dernièrement, il se peut aussi que nous n’ayons pas toutes les pièces en main…

L’homme ressortit alors le livret qu’il avait prit avec lui et qui contenait certaines de ses notes prises durant ses voyages. Il était certain d’avoir déjà entendu parler de Rougeoyeur à un moment ou un autre de sa vie… Il était d’ailleurs tellement plongé dans cette idée qu’il ne vit même pas le plat que l’on venait de poser devant lui…

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Lutèce Syl'Hargash
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 29 Déc - 2:47

Les épaules de Lutèce se soulèvent à un rythme régulier, secouant l’arme et les flèches selon une cadence propre à la jeune femme. A chaque respiration, elle s’imprègne un peu plus de l’odeur fugace de viande et d’épice qui lui fait monter l’eau à la bouche. Ses yeux furètent d’une table à l’autre et son sourire s’élargit un peu plus lorsque l’un des chasseurs se lève en lançant un vague défi à son voisin de table. Les autres occupants de la table entrent en effervescence et ils se lèvent comme un seul homme. Les commis s’affairent derrière eux, alors qu’ils franchissent le pas de la porte. L’attention de la jeune femme se détourne et se concentre sur Mikain. Elle hoche la tête d’un air entendu à ses propositions. En un sens, elle se sent rassurée qu’il pense également à deux de ces impressions récurrentes. Le manque d’information et l’hallucination. Elle note cependant la magie dans un coin, comme une solution de repli en d’autre circonstance. Inconsciemment, elle se rend compte que la bête, même inconnue, lui cause déjà moins d’appréhension. Nulle besoin d’être certaine de qui elle est pour pouvoir utiliser son totem. Mais pour cela, Lutèce sait qu’elle devra être seule. Sans rien ajouter, elle commence à mâchonner sa viande séchée en fomentant son plan.

Son regard dérive vers les bandages de Mikain puis vers la salle où elle semble guetter d’autres blessés. Quand elle remarque qu’il n’y en a pas d’autre, elle ne peut s’empêcher d’éprouver un certain soulagement. Elle attrape son verre et le vide d’un trait pour effacer le goût horrible de la nourriture. Si le mercenaire profite du doux fumé du ragoût, elle-même se refuse d’y toucher. Non pas à cause d’une quelconque allergie ou d’une préférence alimentaire mais simplement par caprice. Aujourd’hui, elle voulait quelque chose de plat et sans saveur, une façon pour elle de se rappeler sur terre et de ne pas traîner alors qu’elle a mieux à faire. Lutèce repose son verre et regarde la tente se vider petit à petit. Bientôt, il ne reste plus qu’une poignée d’homme qui la fixe entre deux boutades et lancé de fourchette, comme s’ils attendaient le bon moment pour approcher ou même inviter la jeune femme. Finalement, c’est elle qui se lève, délaissant son repas pour aller s’assoir au milieu des différents éclaireurs qui sont restés silencieux jusque-là. Ses yeux croisent ceux de ses hommes et elle hoche la tête pour elle-même.

« Je vous écoute. »

La voix douce de son voisin de gauche se met alors à lui compter ce qui s’est passé. Si le flanc droit était resté désespérément vide, il s’avérait que le nord fut plus productif. Le garçon, plus jeune que Lutèce d’une dizaine d’année, lui décrit avec précision une multitude de trace d’animaux différents et lui promis de lui apporter au plus vite des croquis de celles-ci. Les deux groupes partis au sud donnèrent la position d’un convoi de marchand qu’ils avaient convaincu de contourner la zone. Sur la dizaine de trio d’éclaireur, les informations obtenues tirèrent un sourire satisfait à la fille aux cheveux bleus. Son travail progresse malgré le bourbier dans lequel ils sont fourrés. Elle demande alors nonchalamment à chacun s’il a noté la position d’une zone à dégagement de gaz et enregistre mentalement la réponse sans laisser paraitre l’importance capitale de celle-ci. Pour finir, maintenant parfaitement convaincue de ce qu’elle ferait ensuite, elle leur fait remarquer qu’il est temps pour eux d’aller se préparer pour le lendemain. D’un commun accord, les chasseurs saluent Lutèce et adresse un hochement de tête à Mikain avant de sortir. Seule sur le banc, l’ancienne noble rajuste son carquois et son arc avant de se lever pour rejoindre sa table.

« Demain, on part sur la piste des zones hallucinogènes du volcan. On sera vite fixé si on trouve les traces du convoi d’érudit. De toute façon c’est l’unique chance que nous ayons, après plus personne ne pourra les lire. » Attrapant la fin de son bâtonnet de viande, elle se laisse tomber sur son siège. Remarquant le livret, elle le désigne de la main. « Qu’est-ce que c’est ? Un journal de bord ? »

Celui-ci ne lui répond pas, concentré sur sa lecture. Attirée, Lutèce se penche par-dessus la table pour tenter d’apercevoir son contenu. Elle finit par tirer son tabouret pour s’approcher du mercenaire et pouvoir déchiffrer les pattes de mouches qui ornent les pages. Un coup d’œil vers l’assiette du jeune homme la fait sourire en coin. La main de la jeune femme se pose sur l’épaule de Mikain et le secoue un peu.

« Tu regarderas plus tard. Ton repas va finir par être immangeable si tu ne te dépêches pas. »

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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Lun 29 Déc - 12:22

Mikain était certain d’avoir déjà entendu parler de cette créature… D’une manière ou d’une autre, il était persuadé que ce nom était déjà tombé dans le creux de son oreille à une époque. Le souci était qu’il ne parvenait absolument pas à s’en remémorer malgré ses efforts pour ramener ses souvenirs à lui. Plongé dans son livret, ses yeux parcouraient les nombreuses informations qu’il avait lui-même noté sur le papier, la plupart de celles contenues dans cet ouvrage concernant bien entendu les monstres auxquels il s’était confronté autrefois. IL avait bien également quelques ouvrages concernant l’entretien d’une maison ou les différents poisons qu’il connaissait, mais le sujet actuel n’était pas à cela… Son attention survola donc le dragonnet bleuté qu’il avait chassé pour défendre un village, les manticores qu’il avait déjà entraperçu de loin, des loups immenses au pelage de feu, des aigles minuscules aux griffes acérées et qui volaient à des vitesses soniques et bien d’autres créatures… mais pas la moindre information concernant ce rougeoyeur. Se serait-il donc tromper dans ses suppositions ?
Quand il y repensait, il avait fait bien des choses dans son existence, peut-être que son travail lui prenait donc trop de temps et de sa personne pour qu’il se rappelle de choses moins importantes pour ce qu’il faisait après tout… Une main le rappela alors à lui, et en remontant le bras de celle-ci, il remarqua alors la chasseuse qui semblait lui lancer un reproche silencieux malgré le sourire léger qu’elle affichait. Observant son entourage, Mikain remarqua alors que la tente s’était drastiquement vidée sans qu’il ne s’en rende compte et qu’il ne restait presque plus personne sous celle-ci. La température de son assiette posée devant lui lui indiqua alors qu’il avait passé bien plus que quelques secondes perdu entre les lignes de son livret. Fermant l’ouvrage, l’homme acquiesça d’un signe de tête les mots de la chasseuse et entreprit de manger ce qui lui avait été servi, quand bien même cela aurait été une bonne idée de le faire lorsque le plat était encore chaud. Mais de la nourriture restait de la nourriture qu’importe la température à laquelle elle se trouvait, et cela était toujours mieux que rien pour remettre l’homme d’aplomb après quelques blessures.
Ces dernières ne le tiraillaient d’ailleurs déjà plus. Il les savait présentes et qu’il lui faudrait attendre quelques temps pour qu’elles se referment complètement, mais il pouvait parfaitement repartir sur le terrain dès que la demande lui serait faite. Profitant donc du repas offert par les chasseurs, il profita de celui-ci pour continuer quelques échanges avec Lutèce sur les diverses possibilité quand à ce qu’ils chassaient, lui faisant également part de quelques-unes de ses propres expériences des traversées de volcans. Il n’y avait pas grand-chose à en dire globalement, mit à part que les récits de Mikain se basaient plus sur la flore que sur la faune, l’homme ayant plus souvent servit de garde du corps dans les alentours que de chasseur sur le volcan en lui-même…
Quelques temps plus tard, alors que la lune continuait à s’élever de plus en plus dans le ciel, l’homme se dit alors qu’il allait peut-être temps d’aller prendre un peu de repos. Se levant, la chasseuse à ses côtés et l’observant pour une raison qu’il ignorait, ils revinrent facilement à la tente de celle-ci. Mikain attrapa son sac et le posa sur son épaule gauche avant d’informer la femme de ce qu’il comptait faire.


-Je serais à l’orée du camp si jamais vous me cherchez. Si vous avez besoin de mes services, essayez juste de me prévenir au moins deux minutes en avance.

Deux minutes était tout ce dont il avait besoin pour se réveiller totalement si jamais il devait dormir, ainsi que pour s’équiper et se mettre dans cet état d’esprit qui était le sien.
A part cela, Mikain ne comptait pas vraiment dormir en fait. Quand bien même il était blessé et aurait eu besoin de repos s’il avait été un homme ordinaire, il comptait étudier les alentours la nuit durant si on lui en laissait l’occasion. Il n’avait jamais pris l’habitude de dormir lorsqu’il était en service, et tenait facilement une semaine sans sommeil tout en conservant ses capacités à leur palier maximum. Et il ne comptait pas déroger à cette règle aujourd’hui non plus…
Un léger sourire lui étira le coin d’une lèvre lorsqu’il se rappelait alors sa dame qui avait voulu voir combien de temps il pouvait tenir sans dormir et qui avait finalement finie par se lasser au bout d’une dizaine de jour sans signe d’effondrement de celui avec lequel elle voulait jouer…

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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Sam 3 Jan - 18:55

Lutèce regarde Mikain partir, sans réellement comprendre ce qu’il compte faire à l’orée du camp et pourquoi diable il aurait besoin de deux minutes pour être pleinement en possession de ses moyens. Puis en remarquant le sac sur son épaule, elle tique et se frappe le front. Ah le petit margoulin, il pense dormir dans la nature alors qu’il est blessé ? Pour peu, la jeune femme s’en serait presque sentie vexée. Elle franchit le pas de sa tente d’un pas pressé et attrape une couverture avant de repartir en sens inverse. La roulant et la calant sous son bras, elle se met à trottiner entre les tentes à la recherche de l’aide de camp. Quand enfin elle réussit à lui mettre le grappin dessus, la lune domine le ciel nocturne. Sa douce lueur s’étend, laiteuse, jusqu’à en cacher une bonne partie des étoiles qui était apparu dans son alentour et rend Lutèce nostalgique. Les pleines lunes comme celle-ci sont magnifiques et, si elle en avait pu en avoir le dessein, elle serait déjà couchée à l’écart du camp pour observer la voûte et s’y perdre en conjecture farfelue sur les astres. Mais pas ce soir. Lorsqu’elle a fini de délivrer les horaires pour la troupe, elle plante son subordonné là et disparait entre les tentes. Cette fois-ci, elle cherche Mikain.

Elle fait le tour du camp à pas de loup. Autour d’elle, les lumières s’éteignent une à une et les voix se font de moins en moins présente. D’ici une poignée d’heure, la jeune femme ne remarquera plus le camp que grâce à la lueur du feu principal et la fumée des autres, plus petits. Elle ne tient de toute façon pas à alerter la faune du coin de ses attentions, aussi espère-t-elle pouvoir rentrer avec un minimum de lumière pour ne pas se prendre la première tente qui passe et, de ce fait, alerter tout le monde de son passage. Elle aurait bien du mal à justifier la raison d’un carquois et d’un arc pour aller aux toilettes, ce qui la privait de la seule et unique excuse qu’elle pouvait avoir le luxe de leur servir. Distraitement, elle déambule à la lisière du camp et repère alors une forme. En s’approchant tout doucement, elle reconnait le visage du brun qui s’était tiré comme un voleur, une ou deux heures plus tôt. Avec un sourire satisfait, elle se baisse à sa hauteur et déploie la couverture avant de la poser sur ses épaules, pensant qu’avec ses yeux clos et sa respiration tranquille, il discutait de choses communes avec Morphée. Tout doucement, elle s’écarte et ravive le feu tout proche.

« Bonne nuit. »

D’un geste doux, elle reprend ses armes et s’éloigne sur la pointe des pieds. Une fois certaine de se trouver à bonne distance de tout le monde, Lutèce s’élance. Même si sa plaie la gêne un peu, elle se met à courir à bonne vitesse vers le chemin qu’elle avait emprunté plus tôt dans la journée. La faune nocturne était différente et sur la lettre, nul n’avait précisé l’heure des évènements. Cependant, cheveux bleue se refusait à faire vivre une partie du clan la nuit, pour ne pas affaiblir les effectifs. Aussi, partie en éclaireur, elle prend un certain plaisir à cette liberté et à la fraicheur qui la fait frissonner. Arrivée à hauteur des empreintes encore fraiches du groupe le plus tardif, la demoiselle ralentit et se met à marcher. Son souffle laisse derrière elle un nuage de vapeur d’eau dans l’air qui s’est drastiquement rafraichi. Elle attrape son arc et le bande à vide avant d’y placer une flèche et de maintenir sa position de tir. Une fois sûre de sa prise, elle garde son arme prête et file d’un pas lent vers l’est, à la recherche des traces. Lutèce continue un long moment à son allure tranquille avant de s’arrêter net en plein milieu du chemin. Elle fait volteface et pointe son arc en direction de l’impression étrange qu’elle avait d’être suivie. Ne voyant rien, elle baisse son arme en arquant un sourcil puis recule silencieusement pour aviser de la situation. Même lorsque sa présence est plus loin, elle ne voit toujours pas d’animal pointer le bout de son nez et lâche un soupir contrarié.

« T’as encore rêvé on dirait, Lutèce. » se morigène-t-elle en reprenant sa route à la recherche d’une piste intéressante.
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Mikain Flawn
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MessageSujet: Re: Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]   Sam 3 Jan - 20:05

La femme ne semblant pas avoir de recommandations à lui faire ou ne semblant pas lui interdire de dormir dehors, l’homme quitta donc la tente, son sac sur l’épaule. Cherchant un endroit où se poser, le domestique croisa quelques chasseurs avec qui il échangea quelques mots quant aux différents endroits où il aurait pu poser son camp personnel, avant qu’on le lui indique un endroit un peu plus loin et qui semblait lui correspondre. Il emprunta quelques bûches en réserves que les chasseurs avaient et envisagea donc de monter son propre camp pour lui-même…
Formant un cercle de pierre avec celles se trouvant sur place, il disposa ensuite le bois à l’intérieur de celui-ci, et accompagna le tout avec quelques morceaux de papier avant de faire partir un premier feu. Les environs furent rapidement envahis par une douce chaleur largement suffisante pour l’homme. Ce dernier posa son sac et en sortit une toile épaisse qu’il disposa à même le sol avant d’y déballer quelques affaires. Théière et feuilles de thé furent bien rapidement disposées au-dessus du feu, et tandis que l’eau bouillait, Mikain décida d’aller explorer rapidement les alentours…
Se contenant d’une unique lame pour tout équipement, il fit rapidement le tour des lieux, ses pensées se perdant rapidement dans divers sujets. Il devait trouver rapidement un moyen de mettre un terme à cette mission à laquelle il avait été affecté, afin de retourner au plus tôt au domaine des Din. Celle qui servait avait beau savoir qu’il lui arrivait de s’absenter pour de longues périodes, le domestique n’aimait pas ces faits pour autant, et avait donc toujours eu la sale manie d’expédier ses contrats aussi vite qu’il en était capable. Son esprit vagabondant donc aux évènements d’aujourd’hui, il essayait de rappeler à lui tout ce qu’il avait pu voir, entendre ou même sentir, à la recherche d’un indice quelconque qu’ils auraient pu louper. Si l’on combinait les créatures rencontrées aujourd’hui aux rapports que lui avait montré la chasseuse, il y avait en effet quelque chose à coté de quoi ils étaient passés ou qui ne s’était pas encore présenté face à eux. Et parmi les possibilités découlant de la seconde réponse, il se pouvait que la réponse se trouve au creux de la nuit sous la lune qui s’élevait dans le ciel.
Sa marche ne dura toutefois pas toute la durée de la soirée, et il retourna bien rapidement à son camp de fortune, ne préférant pas prendre de risques inconsidéré sans être équipé alors qu’il était blessé qui plus est. L’eau bouillait d’ailleurs fortement alors qu’il revenait à son feu, des chasseurs semblant être venu alimenter le feu durant sa courte absence. Se versant donc quelques tasses de thé, l’homme se posa finalement à son tour sur la toile et y croisa les jambes sous lui. Il effectua quelques étirements, avant de laisser tomber ses bras sur ses genoux, décidant de méditer quelques temps comme on le lui avait enseigné afin de renforcer son esprit. Se perdant une nouvelle fois en esprit, il guida toutefois celles-ci sur les leçons qu’on le lui avait maintes et maintes fois rabâchées à l’église, effaçant toutefois toutes les allusions à dieu pour se concentrer sur les points plus importants lui permettant de garder un équilibre spirituel…
Il sentit quelque chose se poser sur ses épaules après un long moment, et un œil entrouvert l’informa de la présence de la chasseuse qui venait de lui poser une couverture sur les épaules tout en lui souhaitant une bonne nuit. L’homme attendit qu’elle soit partie pour laisser un sourire avant de détourner son regard dans la direction de la silhouette filant dans la nuit, où pensait-elle donc partir avec des armes sur le dos ?
Si elle voulait vraiment être la plus discrète possible, il lui fallait oublier cette chose qu’elle venait de faire avec lui. L’on ne pouvait se permettre de s’occuper d’autrui si l’on ne voulait alerter personne. L’homme attendit donc un long moment, avant de quitter sa position assise et de s’étirer tout en se relevant. Ouvrant une énième fois son paquetage, il remit une veste par-dessus ses bandages et s’équipa de protections de bras avant de mettre sa lame bleutée dans un fourreau dans le bas du dos.


-Un peu d’action ne me fera pas de mal pour me maintenir éveillé je crois…

Vérifiant rapidement que son dos ne le tiraillait plus, l’homme se mit donc lui aussi en marche au creux de la nuit, sur les traces de la chasseuse. Ombre dans la nuit, il doutait toutefois d’être aussi silencieux qu’elle en terrain battu.

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Il y à comme une odeur de souffre [Lutèce]

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